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Espagne: la Catalogne traque le virus porte-à-porte

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AFP

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La Catalogne a poursuivi jeudi une campagne intensive de dépistage du coronavirus, parfois en porte-à-porte, dans trois villes afin de freiner la hausse des contagions qui menace cette région du nord-est de l’Espagne, une des plus touchées par la pandémie. 

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Une centaine de personnes se pressaient jeudi devant un centre médical d’urgence mis en place à Ripollet, au nord de Barcelone, pour se faire dépister gratuitement de la COVID-19.

« Je vais bien, mais c’est une question de responsabilité, car tu ne sais pas si tu l’as ou non », a expliqué Paquita Can, une retraitée de 74 ans, à l’AFPTV.

Dans certains quartiers de cette ville de 40 000 habitants, les dépistages se font en porte-à-porte, « basés sur la géolocalisation de cas », a annoncé mercredi la région dans un communiqué. 

L’objectif de la campagne qui a démarré mardi « est d’identifier les patients asymptomatiques », qui représentent près de 60% des cas en Espagne, et « qui peuvent causer la transmission de la maladie », a expliqué Anna Aran, responsable du programme à l’autorité de santé régionale.

La même stratégie a été déployée dans deux villes proches, Sabadell et Terrassa, où « le taux de contagion de coronavirus a augmenté », a précisé le gouvernement local.

Devant la tente gonflable jaune du centre d’urgence de Ripollet, Tatiana Palomares, 27 ans, était venue avec une bonne partie de sa famille. « Nous devons sortir de Catalogne pour rendre visite à des personnes âgées (...) si le test est positif, alors, on ne bougera pas d’ici », a-t-elle raconté.

La Catalogne connaît depuis plusieurs semaines un regain de contagions qui a conduit les autorités régionales à reconfiner certaines zones et à renforcer des mesures sanitaires.

Plusieurs pays européens comme la France et la Belgique ont déconseillé de voyager dans cette région qui compte près d’un tiers (27%) des plus de 300 000 cas recensés jusqu’à mercredi par le ministère de la Santé.