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L’éducation galère

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Le monde de l’éducation a régulièrement été placé dans des situations pénibles au cours des derniers mois. Bien que le ministre Roberge n’ait pas été à la hauteur, le premier ministre ne l’a pas retourné sur les banquettes arrière.

Se pourrait-il que François Legault n’ait pas osé, car il se serait ainsi blâmé lui-même ?

Pion et fou du roi ?

Le comportement du ministre de l’Éducation s’est révélé erratique presque en tout temps au cours de la crise sanitaire, et il a fait la sourde oreille à la plupart des doléances qu’usagers, cadres et travailleurs ont pu lui faire depuis son accession à la fonction.

En début de semaine, c’est le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui annonçait que le plan pour la rentrée scolaire serait actualisé, alors que M. Roberge se murait dans un silence affolant pour ceux qui auront à vivre cette rentrée.

Délesté de l’Enseignement supérieur dans ses fonctions ministérielles, le ministre Roberge ne semble pas avoir les coudées plus franches pour assumer ses responsabilités. La tutelle du chef deviendrait-elle plus pesante ?

Le vrai ministre

En expédiant Danielle McCann à l’Enseignement supérieur, le premier ministre n’a pas renforcé son aile éducation, il y maintient cependant son contrôle avec un nouveau pion.

Roberge et McCann ne sont en réalité--- que les intermédiaires du premier ministre, pour qui l’éducation est la priorité de son gouvernement. Il dicte discrètement sa vision à ses ministres sans vraiment vouloir la partager avec les acteurs du milieu.

On comprend mieux les ratés à répétition du gouvernement caquiste dans ce domaine en sachant que les associations de parents, de cadres et de travailleurs sont réduites à dialoguer avec des estafettes qui ne disposent d’aucune latitude pour faire évoluer le message.

À défaut de ministres responsables, les acteurs du milieu devront faire entendre directement leur voix à M. Legault pour espérer être mieux écoutés.