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Aluminium: «des retombées négatives des deux côtés de la frontière», estime Québec

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QUÉBEC – Le gouvernement Legault a promis, vendredi, de «défendre avec vigueur» les intérêts de l'industrie de l'aluminium, un secteur qui soutient près de 30 000 emplois bien rémunérés au Québec. 

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Au lendemain de l’annonce d’une imposition, dès le 16 août prochain, d’une surtaxe de 10% sur les exportations canadiennes d'aluminium aux États-Unis, deux ministres du gouvernement du Québec ont dit prendre «acte de cette décision», tout en regrettant ses retombées négatives des deux côtés de la frontière.

Québec trouve injustifiée l’instauration d’une telle mesure et a assuré qu’elle fera tout pour protéger les emplois des alumineries québécoises.

«Nous entendons protéger notre filière de l'aluminium, laquelle emploie quelque 30 000 travailleurs, et c'est pour cette raison que nous encourageons le Canada à imposer des contre-mesures», a dit le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Sa collègue Nadine Girault, des Relations internationales, a parlé d’un «pas en arrière, particulièrement dans le contexte de l'entrée en vigueur, le 1er juillet dernier, du nouvel accord économique entre le Canada, les États-Unis et le Mexique».

Le gouvernement Legault a rappelé que le Québec compte neuf alumineries appartenant à trois grands groupes, soit Alcoa, Alouette et Rio Tinto. De plus, environ 2,8 millions de tonnes d'aluminium sont produites annuellement par le secteur québécois de l'aluminium primaire, ce qui représente 90% de la production canadienne.