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La glissade des Penguins

L’équipe de Sidney Crosby n’a gagné qu’un seul tour éliminatoire au cours des trois dernières saisons

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Photo AFP Carey Price a été parfait vendredi face aux Penguins de Sidney Crosby qui n’entendait pas à rire.

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Sidney Crosby a maintenant 33 ans. Evgeni Malkin a 34 ans. Kristopher Letang a 33 ans. Ils ont tous trois bagues de la coupe Stanley et ils sont l’image des Penguins de Pittsburgh depuis la saison 2007-2008, première saison complète des trois ténors ensemble. 

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Gagnants de la coupe Stanley en 2009, 2016 et 2017, les Penguins ont remporté un seul tour en séries au cours des trois dernières années. C’était au printemps 2018 contre les Flyers de Philadelphie. 

L’an dernier, ils ont subi un balayage en quatre matchs face aux Islanders de New York au premier tour. Cette année, ils ont connu une sortie encore plus hâtive avec une élimination en quatre matchs (trois de cinq) au tour de qualification contre le Canadien.

Considérant l’âge du noyau des joueurs, on se pose maintenant une question importante à Pittsburgh. Assistera-t-on au déclin des Penguins ? 

Dave Molinari, un réputé journaliste à Pittsburgh, a demandé à Crosby, à Letang et à Mike Sullivan si la fenêtre pour gagner une autre coupe Stanley se refermait pour les Penguins. 

« Nous croyons encore au noyau de cette équipe, a répliqué Letang. Je crois qu’il y a encore beaucoup d’essence dans nos réservoirs. Nous continuerons à travailler fort. Nous donnerons tout pour les Penguins. Mais nous aurons besoin d’être meilleurs. Cette année, nous n’avons pas assez bien joué pour gagner, mais nous avons encore confiance en notre groupe de joueurs. » 

« Avec l’âge, c’est une possibilité, a renchéri Crosby. Mais je crois que cette année était difficile pour ma part. J’aurais aimé jouer une saison complète. J’aurais aimé rester en santé. Je n’avais pas joué beaucoup de hockey. J’aurais aimé avoir des matchs significatifs avant de revenir au cœur de l’action après une longue pause. Mais c’est difficile d’évaluer [si la fenêtre se referme]. C’est une vérité assez cruelle. »

Sullivan n’y croit pas

Si Crosby n’a pas écarté complètement la thèse du déclin, l’entraîneur des Penguins est resté plus positif.

« Je n’y crois pas [à la fin de la fenêtre], a raconté Sullivan. Je crois qu’ils sont encore des joueurs élites. Je crois en notre noyau. Ils ont du caractère, ils sont toujours des joueurs élites et ils ont encore de l’essence dans leur réservoir. À un moment, la fenêtre peut se fermer. On pourrait avoir cet argument pour toutes les équipes de la LNH. »

Avant le début de cette série, on disait que Carey Price avait le pouvoir de mêler les cartes. Le numéro 31 du CH l’a fait en conservant un taux d’efficacité de ,947 en quatre rencontres. Sur papier, le Tricolore pouvait donner l’impression d’une proie facile avec son 12e rang dans l’Est, mais l’unique présence de Price pouvait représenter un piège. 

« Ce n’était pas une trappe d’affronter Price, a répliqué Sullivan. J’avais dit que j’avais beaucoup de respect pour le Canadien. Il a de jeunes joueurs, du talent, il a de bons meneurs et de bons défenseurs. Il a aussi un gardien d’élite. Nous savions que c’était une série difficile. Personne ne pensait le contraire. Nous avions besoin de jouer avec intensité pour gagner. » 

Crosby vante Price

Crosby a également parlé de l’homme masqué du Tricolore. 

« Au premier match, Price était très, très bon. Il a réalisé des arrêts clés. Nous n’avons pas assez décoché de tirs. Mais il a très bien joué. Nous savions qu’il est un très bon gardien. Il a fait ce que le Canadien voulait de lui. Il a donné une chance à son équipe de gagner. Nous n’avons pas assez fait un bon travail pour marquer des buts. »