/opinion/columnists
Navigation

La Pandémie de la faim

Coup d'oeil sur cet article

Voilà maintenant cinq mois que nos vies ont été bouleversées par la crise sanitaire. Cinq longs mois au cours desquels la santé publique a répété qu’aucun retour à la normale ne serait possible sans vaccin.

Aujourd’hui, plus de 150 vaccins sont à l’étude. Mais l’espoir de retrouver nos modes de vie pré-COVID a été anéanti lorsque la Dre Tam a relayé mécaniquement la missive déprimante de l’OMS selon laquelle le vaccin n’est pas une panacée, qu’il n’y en aura peut-être jamais, et que les mesures sanitaires sont là pour encore plusieurs années. Voilà de quoi démora-liser les populations !

Chaos

Certes, le virus est bien réel et doit être pris au sérieux. Mais les conséquences des mesures adoptées doivent l’être tout autant.

Il y a évidemment les impacts de la distanciation physique sur la santé mentale des individus. Il y a également le chaos économique que nous observons autour de nous. Mais il y a aussi les dommages collatéraux qu’on ne voit pas et les milliers de décès qu’on ne calcule pas. 

En raison du confinement et autres politiques sanitaires, les chaînes d’approvisionnement de nourriture et les réseaux commerciaux ont été sérieusement perturbés.  

Selon l’UNICEF, ces chambardements sont responsables d’une hausse de 15 % des enfants souffrant de malnutrition dans le monde, et de 10 000 enfants de plus qui meurent chaque mois.  

Selon le Programme alimentaire mondial, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde risque de doubler en 2020 passant de 135 millions à 265 millions.

Selon l’International Food Policy Research Institute, c’est 140 millions de personnes qui pourraient basculer dans l’extrême pauvreté cette année, soit une hausse de 20 %.

Calcul

On sait combien de personnes meurent de la COVID. Mais saura-t-on jamais combien sont tuées par les mesures anti-COVID, surtout si celles-ci durent plusieurs années ? Voilà pourtant un calcul essentiel !