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Le taux de chômage au Québec recule à 9,5% en juillet

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OTTAWA | L'emploi au Québec a crû de 98 000 (+2,4%) en juillet au Québec, ce qui a entraîné un recul du taux de chômage de 1,2 point de pourcentage pour s'établir à 9,5%. Au Canada, il a baissé à 10,9%.

C’est ce qu’a fait savoir Statistique Canada, vendredi, précisant que la hausse de l'emploi observée en juillet dans la province est entièrement causée par les postes à temps partiel.

«Cette augmentation s'ajoute aux hausses observées au cours des deux mois précédents et ramène l'emploi à 94,4% de son niveau observé avant la COVID-19», a-t-on spécifié.

En outre, l'emploi s'est accru moins rapidement dans la région métropolitaine de recensement (TMR) de Montréal (+28 000 ou +1,3%) que dans le reste du Québec.

Ainsi, le taux de chômage québécois est passé de 10,7% en juin à 9,5% en juillet.

Joëlle Noreau, économiste principale chez Desjardins, a noté que le marché du travail se rétablit graduellement au Québec depuis mai, mais «le secteur privé est celui qui est encore le plus durement touché».

Au Canada, l’agence fédérale note une progression de 418 500 emplois (+2,4%) en juillet après avoir observé une hausse de 952 900 (+5,8%) en juin.

«Ces hausses, combinées à l'augmentation de 290 000 enregistrée en mai, ont permis de ramener l'emploi à 1,3 million (-7,0%) de son niveau observé en février avant la COVID-19», a-t-on indiqué.

Ainsi, le taux de chômage au pays s'est établi à 10,9% en juillet, en baisse de 1,4 point de pourcentage pour un deuxième mois consécutif et en baisse par rapport au sommet inégalé de 13,7% enregistré en mai.

Pour rappel, en février, avant la pandémie, le taux de chômage s'établissait à 5,6%.

Signe d’une amélioration de la situation, l’agence fédérale de la statistique note que le nombre de Canadiens qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19, a diminué de 412 000 (-18,8%) en juillet.

«Combiné aux baisses enregistrées en mai et en juin, ce recul a ramené les absences du travail liées à la COVID-19 juste en deçà de 1 million (+972 000 ou +120,3%) au-dessus du niveau observé en février», précise-t-on.

Benoit P. Durocher, économiste principal chez Desjardins, estime que «les séquelles de la pandémie sur le marché du travail prendront plusieurs mois avant de disparaître». Selon lui, le maintien d’un taux de chômage plus élevé pourrait notamment freiner la reprise dans certains secteurs d’activité.

Dans les provinces, le taux de chômage en Ontario a diminué de 0,9 point de pourcentage pour atteindre 11,3% en juillet. En Colombie-Britannique, il a aussi reculé de 1,9 point de pourcentage pour s'établir à 11,1%. En Alberta, il est à 12,8%, soit un recul de 2,7 points de pourcentage.