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Maudit virus

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Photo AFP Dans l’abri des Dodgers, le gérant Dave Roberts, le lanceur vedette Clayton Kershaw et un soigneur portent le masque.

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La première semaine de reprise des activités dans le baseball majeur annonçait tellement de belles choses...

Nous avions eu droit à des exploits personnels, des matchs en prolongation qui ajoutent du piquant en fin de rencontre et aussi, malheureusement, à des blessures sérieuses qui ont possiblement compromis la saison de joueurs vedettes.

Par contre, la maudite COVID-19 s’est mise de la partie et a possiblement mis cette saison, unique en son genre, dans une situation précaire.

La saison est-elle compromise ? J’espère que non ! Mais elle laisse déjà un mauvais goût dans la bouche des amateurs et des dirigeants. L’éclosion du virus chez les Marlins a tout chamboulé... Et voici que sept joueurs et six membres du personnel des Cards sont aussi positifs !

Ce qui, malgré tout, est le plus intéressant, c’est qu’aucune équipe ne s’est encore vraiment détachée du peloton. 

Par contre, les joueurs devront respecter davantage les règlements qui leur interdisent de se toucher après qu’un des leurs a réussi un exploit, insister pour que tous portent le masque lorsqu’ils sont sur le banc et aussi mieux observer la distanciation entre eux tout comme le confinement à l’hôtel...

Depuis le début de la campagne, disons que c’était plutôt relaxe...

Deux poids, deux mesures ?

La question que plusieurs observateurs se posent est la suivante : « Si l’éclosion du virus avait contaminé 18 joueurs des Yankees ou encore des Dodgers, la MLB aurait-elle adopté la même décision ? »

Et cette question est pertinente. 

Les Marlins ont une bonne équipe, mais personne ne les voit comme candidats pour détrôner les Nationals comme champions de la Série mondiale... Ce qui n’est pas le cas pour les Yankees ou encore les Dodgers.

Les Marlins devront peut-être reprendre la compétition avec une formation qui va ressembler davantage à une équipe de calibre AAA plutôt qu’une équipe de calibre des majeures.

Est-ce que la MLB aurait toléré une pareille situation avec les Yankees ou les Dodgers ?

Qu’il me soit permis d’en douter.

Le pardon est difficile 

La semaine dernière, malgré les nouveaux règlements de cette saison, une bagarre générale a failli éclater entre les Dodgers et les Astros, lors du match du 28 juillet.

Après un début assez calme, la tempête s’est abattue sur le Minute Maid Stadium de Houston quand le lanceur des Dodgers, Joe Kelly a effectué deux tirs au-dessus de la tête d’Alex Bregman et de Carlos Correa. Ce dernier et Kelly se sont échangés des regards qui en disaient long avant de passer aux paroles.

C’est alors que les deux bancs se sont vidés. Heureusement, il n’y a eu aucun échange de coups. Et Kelly a été suspendu pour huit matchs.

Pour les Astros, c’est possiblement une situation avec laquelle ils devront apprendre à composer, car plusieurs équipes rivales estiment avoir été flouées en 2017 en raison des tactiques déloyales dont les frappeurs des Astros ont été reconnus coupables. 

100 ans plus tard... gambling légal

Il s’est écoulé 100 ans et quelques poussières depuis que le scandale des Black Sox de Chicago a été mis à jour.

Au cours de cette période, les sports professionnels (le baseball en tête) ont toujours voulu s’éloigner des paris sportifs, bien que le monde interlope en profitât largement.

Mais, depuis 2018, les paris sportifs ont été légalisés dans plusieurs États des É.-U. et les dirigeants y ont vu une manne inattendue de revenus.

L’appât du gain leur a rapidement fait oublier l’état de pureté qu’ils défendaient avec tant d’ardeur...

Reste à savoir, maintenant, de quelle façon ces nouveaux millions seront partagés. Si les proprios veulent la grosse part du magot, les associations des joueurs ne les laisseront pas faire sans réagir. 

Selon les observateurs, les amateurs parient entre 60 M$ et 150 M$ chaque année sur les sports.

Il est évident que les équipes continuent d’interdire à leurs joueurs et employés de parier sur l’issue d’une rencontre dans les centres légalisés de paris sportifs... mais les preneurs au livre existent toujours, n’est-ce pas !

Il faut s’assurer que les techniques de surveillance sont améliorées, sinon d’autres scandales comme celui des Black Sox et la suspension à vie de Pete Rose vont faire surface. 


REGGIE SMITH EN SÉRIES MONDIALES

Reggie Smith a été reconnu comme l’un des meilleurs frappeurs ambidextres du baseball, et à juste titre. D’ailleurs, il est le seul frappeur ambidextre à avoir claqué des circuits en Série mondiale pour des équipes des deux ligues majeures ! Il en a réussi deux avec les Red Sox de Boston, en 1967, contre les Cards de Saint-Louis et en a frappé trois avec les Dodgers contre les White Sox, en 1977. Il en a ajouté un autre avec les Dodgers contre les Yankees, lors de la série de 1978. Il a fait partie du seul trio de joueurs à avoir réussi des circuits de suite lors d’un match de la Série mondiale : Carl Yastrzemski, Smith et Rico Petrocelli lors du 6e match de la série mondiale de 1967.


PEDRO MARTINEZ, UN AS

Si on vous demandait qui a été le premier lanceur qui a signé des saisons de 300 retraits au bâton dans les deux ligues majeures... Pour vous aider, disons qu’il a été un coéquipier de son frère... Si vous avez répondu PEDRO MARTINEZ, vous avez vu juste. Pedro a enregistré 305 retraits au bâton avec les Expos, en 1997, et 313 avec les Red Sox, en 1999. Le grand Randy Johnson est le seul autre lanceur à avoir réussi un tel exploit... Il a été coéquipier de son frère Ramon avec les Dodgers de Los Angeles.


RUSTY STAUB 4 X 500

Celui que l’on surnommait « Le Grand Orange » avec les Expos, Rusty Staub, est décédé le 29 mars 2018. Rusty a évolué avec cinq équipes au cours de sa carrière, soit les Astros, les Expos, les Mets, les Tigers et les Rangers du Texas, et il est le seul à revendiquer au moins 500 coups sûrs avec quatre d’entre elles. Il n’a joué qu’une seule saison avec les Rangers, soit en 1980, et a réussi seulement 102 coups sûrs. Rusty fait aussi partie d’un quatuor de cogneurs, avec Ty Cobb, Gary Sheffield et Alex Rodriguez qui ont réussi des circuits lorsqu’ils étaient adolescents et aussi âgés de 40 ans ou plus !


HARMON KILLEBREW ADOLESCENT

L’ancien solide cogneur Harmon Killebrew, qui a passé 21 de ses 22 saisons dans les majeures avec les Senators de Washington et les Twins du Minnesota, est le seul cogneur qui peut se vanter d’avoir réussi un grand chelem alors qu’il était toujours adolescent. Il a réussi l’exploit le 21 juin 1956 avec les Senators, à l’âge de 19 ans et 358 jours. Killebrew est aussi le seul frappeur des majeures à avoir produit au moins 125 points dans une saison, tout en ayant conservé une moyenne inférieure à ,250, en 1962, soit une fiche de 126 points produits avec un rendement offensif de seulement ,243.