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Quand la foi déplace des montagnes

Quand la foi déplace des montagnes
Photo AFP

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TORONTO | Une victoire. Peut-être deux si Carey Price réussit à voler un match. Ils n’étaient pas nombreux parmi les observateurs, ni même dans les chaumières du Québec (avouez-le !), à donner la moindre chance au Tricolore face à la machine offensive que représentaient les Penguins.

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Trop jeunes, pas assez d’expérience, sans profondeur. Pourtant, voilà que Pittsburgh est en vacances et que le Canadien passera au moins deux autres semaines dans la bulle torontoise. Qui l’eût cru ? Le Canadien, bien sûr.

« On y croyait même quand on était à Brossard [au camp d’entraînement]. Je voyais de l’énergie, [Jesperi] Kotkaniemi patinait bien, [Nick] Suzuki était bien reposé et Carey était dans sa zone, a raconté Claude Julien, au terme de ce gain de 2 à 0, vendredi. On a été en mesure de transporter tout ça à Toronto. »

Quand la foi déplace des montagnes !

Les jeunes en mission

Oui, Price a volé le premier match. Toutefois, ce qu’il y a de particulier, c’est que ce qui semblait faire défaut chez le Canadien est en grande partie ce qui lui a permis de surprendre la planète hockey.

Obtenant la difficile mission de contenir Sidney Crosby à compter de la seconde portion du troisième match, Suzuki, malgré ses 20 ans, a joué avec l’aplomb d’un vétéran. 

Kotkaniemi, plus coffré qu’au moment où le Canadien l’a renvoyé à Laval, était partout sur la patinoire. Complètement rétabli de ses blessures, il s’est montré incisif en fond de territoire en plus d’être efficace en replis défensifs.

« Sans la contribution des jeunes, je ne serais pas ici, présentement [à vous parler] après avoir gagné la série. Ils ont fait la différence, a louangé l’entraîneur. C’est certain que nos trois gros défenseurs ont joué de grosses minutes et que notre gardien a été excellent... »

« Encore plein les mains »

Tout le monde y a mis du sien. Même le quatrième trio et la troisième paire de défenseurs. Surtout dans ce dernier match, en ce qui concerne Xavier Ouellet et Victor Mete. 

L’entraîneur du Canadien a profité de l’occasion pour souligner le travail de Max Domi, dont le temps d’utilisation a été limité à 9 min 31 s, vendredi soir.

« On le dit depuis le début. Avec quatre trios, on peut jouer avec beaucoup d’énergie. Domi n’a joué que 10 minutes, mais ce furent des minutes importantes. Dale Weise, en situation de pression, a pris de bonnes décisions. J’ai bien aimé l’échec avant et la fougue d’[Alex] Belzile », a-t-il énuméré.

Reste à voir si la foi tiendra au prochain tour. Julien l’a dit lui-même : « On va en avoir encore plein les mains. » 

  • Carey Price a rejoint Jacques Plante (4) et George Hainsworth (3) chez les gardiens du CH ayant réussi au moins trois jeux blancs lors d’un match avec possibilité d’éliminer l’adversaire. Il avait fait le coup aux Bruins de Boston, en 2008, et aux Sénateurs d’Ottawa, en 2015.