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CH: 10 acteurs d’une victoire

Ils ont été les artisans de la conquête du Canadien contre les Penguins

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Il y a toujours un générique à la fin d’un film. Trop souvent, on y balance les noms des acteurs à une vitesse folle. Parfois en ordre alphabétique, parfois en ordre d’apparition, mais parfois aussi en ordre d’importance. 

Pour le film de cette victoire en quatre matchs contre les Penguins de Pittsburgh au tour de qualification, on y retrouverait dix acteurs importants dans le camp du Canadien. 

Le Journal vous propose la liste des acteurs principaux de cet étonnant triomphe du CH face à l’équipe de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang. Il ne s’agit probablement pas d’un classement parfait selon l’ordre d’importance, mais on a choisi d’ouvrir la liste à partir du sommet avec celui qui portait le numéro 31, Carey Price.


1. Carey Price

Photo d'archives, Martin Chevalier

Price a clairement décroché le rôle principal. Un rôle fort et déterminant dans cette série. Un peu comme Roy Dupuis à l’époque des Filles de Caleb. Price a réalisé sa principale mission en rentrant dans la tête des joueurs des Penguins. Dès le premier match, il a dégagé une aura d’invincibilité. Le gardien originaire d’Anahim Lake en Colombie-Britannique a terminé la série avec une moyenne microscopique de 1,67 et un taux d’efficacité de ,947. Il a aussi signé un jeu blanc lors du quatrième et dernier match de cette série. Les puristes diront que c’était seulement une série trois de cinq, mais Price a réalisé un sommet personnel avec un taux d’efficacité de ,947, son meilleur rendement dans une série depuis ses débuts dans la LNH en 2007-2008. « Carey est notre pierre angulaire, il a été très solide à tous nos matchs », a résumé le capitaine Shea Weber après le quatrième match. 


2. Shea Weber

Photo d'archives, Martin Chevalier

Après Price, on devait opter pour l’un des trois membres du « Big Three ». Allons-y avec le capitaine. Weber a terminé cette série avec quatre points (2 buts, 2 passes) et un dossier de +5 en quatre matchs. Au-delà des chiffres offensifs, l’homme montagne, pour reprendre l’expression de Mike Babcock, a fait ressentir sa présence avec du jeu très fiable dans son territoire et une bonne dose de robustesse. Il n’a pas hésité à offrir de bons coups de bâton dans le dos à Sidney Crosby dès les premières minutes de cette série. À cinq contre cinq, Weber a principalement joué contre le trio d’Evgeni Malkin. En quatre matchs, il a passé près de 40 minutes sur la patinoire en même temps que Malkin. Le numéro 71 a terminé cette série avec une seule petite passe.   


3. Jeff Petry

Photo AFP

Jeff Petry a marqué deux buts, deux buts vainqueurs. Il a inscrit le but décisif en prolongation dans un gain de 3 à 2 lors du premier match. Lors de la troisième rencontre, il a trouvé un minuscule trou au-dessus de l’épaule de Matt Murray pour permettre au CH de signer un triomphe de 4 à 3. Petry a été le joueur le plus utilisé par Claude Julien dans cette série avec un temps de jeu moyen de 25 min 58 s, soit cinq secondes de plus que Weber. À cinq contre cinq, l’Américain de 32 ans a passé le plus clair de son temps contre l’unité de Sidney Crosby. Avec Brett Kulak comme principal partenaire, Petry a accompli tout un boulot.  


4. Ben Chiarot

Photo d'archives, Martin Chevalier

Ben Chiarot n’a pas trop aimé la comparaison avec le « Big Three » des années 1970 du CH. L’Ontarien a esquissé un sourire avant de répliquer qu’il n’oserait pas se comparer aux trois défenseurs légendaires de l’organisation Larry Robinson, Serge Savard et Guy Lapointe. On comprend Chiarot de rester modeste et calme. Mais l’ancien des Jets de Winnipeg a connu une très bonne série face aux Penguins. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Il a terminé avec un dossier de +6, il a récolté deux passes, il a joué plus de 24 minutes (24 h 35) et il a dégagé le devant du filet de Carey Price avec de bons coups d’épaule. Il a trouvé une façon d’intimider physiquement les rapides attaquants des Penguins. Le grand-père de Chiarot, Gordon, a déjà gagné la coupe Grey avec les Tiger-Cats d’Hamilton en 1957 en jouant à la position de garde offensif.  


5. Nick Suzuki 

Photo d'archives, AFP

Suzuki n’avait pas un mandat facile contre les Penguins. Sans aucune minute d’expérience en séries, l’Ontarien de 20 ans se retrouvait dans le rôle de deuxième centre de l’équipe avec des confrontations contre Crosby ou Malkin. Suzuki a finalement terminé cette série comme premier centre de l’équipe aux côtés de Tomas Tatar et de Brendan Gallagher. À partir de la deuxième période du troisième match, Julien a choisi de remodeler ses trios. Suzuki a démontré tout un calme dans cette série en n’étant absolument pas intimidé à l’idée de jouer contre des grandes vedettes de la LNH. Il a été l’attaquant le plus utilisé avec un temps de jeu moyen de 20 min 33 s. 


6. Jesperi Kotkaniemi 

Photo d'archives, Martin Chevalier

On lui prédisait pratiquement un rôle de figurant. Après une fin de saison avec le Rocket de Laval et une blessure à la rate, Kotkaniemi revenait de loin. Julien a choisi de lui faire confiance et il n’a jamais regretté sa décision. Utilisé comme troisième centre, le Finlandais a marqué deux buts, affiché un dossier de +5 et il a distribué 19 mises en échec, un sommet chez le CH. Pour un jeune joueur de 20 ans qui n’avait aucune expérience en séries, il a largement passé le test. Une performance qui est rassurante également pour son avenir. 


7. Phillip Danault 

Photo d'archives, Simon Clark

Danault restera toujours un centre très fiable. Il n’a pas reçu des votes pour l’obtention du trophée Frank-Selke au cours des deux dernières années par hasard. Il s’est concentré sur son jeu défensif face aux Penguins, servant d’ombrage à Crosby ou Malkin. À 5 contre 5, il a patiné 25 min 16 s contre Crosby et 20 min 9 s contre Malkin. Il a terminé la série au centre de la 3e unité avec Byron et Lehkonen. En infériorité numérique, Danault a connu du succès avec Lehkonen. Il a aidé son équipe au cercle des mises en jeu avec 56,5 % de réussite, dont 54,9 % en territoire défensif. 


8. Paul Byron

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Un Byron en santé est un ailier qui utilise sa rapidité à profusion. C’est exactement ce qu’il a fait face aux Penguins. En quatre matchs, il a récolté quatre points (1 but, 3 passes) en plus de présenter un dossier de +6. Il a joué avec beaucoup d’énergie et il a encore une fois été très bon en désavantage numérique. Dans cette série, on a revu le « Ti-Paul » des beaux jours. 


9. Artturi Lehkonen 

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Il a marqué le but vainqueur en troisième période lors du quatrième match contre les Penguins, complétant une belle passe de Byron. Mais Lehkonen n’a pas simplement inscrit un gros but. Il a très bien joué dès les premières minutes de cette série. Avec Kotkaniemi ou Danault comme centre, le Finlandais a trouvé une façon d’avoir un impact positif. Après Suzuki (20 :33) et Danault (20:27), il a été l’attaquant le plus utilisé à 18 min 39 s À l’image de Danault, il a été très solide en infériorité numérique. 


10. Brendan Gallagher 

Photo AFP

Gallagher jouait pratiquement sur une seule jambe dans les derniers matchs de cette série, mais il démontrait toujours autant de cœur. Sur le plan offensif, le petit numéro 11 n’a pas connu le départ qu’il espérait avec une seule passe en quatre rencontres. Mais il a apporté une bonne dose d’énergie à son équipe avec du jeu intense et de bonnes prises de bec avec les Crosby, Letang et Malkin.