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Championnat de la PGA: sacrifices familiaux

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Photo AFP Shane Lowry a dit au revoir à sa famille jusqu’à la fin septembre.

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Pendant que certains golfeurs internationaux décident de rester à la maison plutôt que participer aux tournois aux États-Unis, d’autres doivent faire de grands sacrifices familiaux. C’est le cas de Shane Lowry.

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Avant de passer la porte de la maison en début de juillet, le père de famille a serré dans ses bras sa fille âgée de trois ans, Iris, et embrassé sa femme, Wendy, en leur disant au revoir pour près de trois mois. 

Le sympathique irlandais restera aux États-Unis jusqu’à la fin septembre, après l’Omnium des États-Unis.

« C’est très difficile de dire au revoir de la sorte pour une si longue période, mais comme je leur ai dit, je ne pars pas à la guerre, a-t-il raconté en voulant relativiser les choses. Je pars jouer au golf, ce n’est pas la fin du monde. 

« C’est une époque étrange dans notre vie, mais je n’ai pas le choix de le faire », a-t-il ajouté. 

Isolement

En effet, il y a bien pire que pousser une balle blanche sur un parcours et empocher des dizaines, sinon des centaines de milliers de dollars. Toutefois, la fibre paternelle ne s’achète pas. Padraig Harrington et Lee Westwood ont, quant à eux, décidé de rester à domicile.

« Ce n’est pas facile, mais ce sera correct. Je ne me plaindrai pas pour faire pitié, car il y a beaucoup de gens qui le font aussi dans des circonstances plus difficiles », a-t-il soutenu. 

Quand il est débarqué aux États-Unis, il a dû s’isoler avant de pouvoir disputer un premier tournoi, l’Omnium Worday Charity à Muirfield en Ohio, où il a pris le 39e rang. La semaine suivante, au même endroit, il n’a pas résisté au couperet du Memorial. Il s’est toutefois pointé à Harding Park avec une 6e place la semaine dernière à Memphis.  

« Quand je suis parti, j’espérais au moins que je pourrais bien jouer et faire en sorte que le jeu en vaille la chandelle. Avec ce bon résultat à Memphis, c’était un début. »

Actuellement 130e au classement de la coupe FedEx, il doit percer le top 125 d’ici le 19 août. Il ne lui reste plus que ce Championnat de la PGA et le championnat Wyndham, la semaine prochaine, pour engranger des points. « Peu importe ce qu’il se passe, je ne repartirai pas vers l’Europe avant l’Omnium américain à la mi-septembre, car je devrais me remettre en quarantaine à la maison. Ça n’aurait pas de sens. » 

Autres problématiques

Lowry est aussi actif sur le circuit européen, ce qui compliquera la logistique des voyages à l’automne. Avec ses collègues du Vieux Continent qui partagent leur temps entre les deux circuits, il aura à repenser son calendrier. Les longues périodes loin de sa famille seront plus nombreuses.

L’Australien Adam Scott vit, quant à lui, une autre réalité. Les autorités sanitaires de son pays sont extrêmement strictes pour endiguer la pandémie. 

Il a longuement réfléchi avant de prendre une décision sur sa saison. « Ce qui est difficile, c’est que selon les règles quand tu sors, tu ne sais pas quand tu pourras revenir. » 

D’ici la fin de la saison de golf, Scott a établi son quartier général en Caroline du Sud alors que sa famille est en Suisse.