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COVID-19: masque obligatoire dans certaines zones de Paris, ruée sur les plages d’Europe

COVID-19: masque obligatoire dans certaines zones de Paris, ruée sur les plages d’Europe
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PARIS | Le port du masque en extérieur sera obligatoire, dès lundi, dans certaines zones très fréquentées de Paris, au moment où l’épidémie de COVID-19 continue sa progression en France et dans le monde.

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«Tous les indicateurs montrent que le virus circule à nouveau plus activement dans la région» parisienne, ont averti samedi les autorités locales.

Sur l’ensemble du territoire français, 2288 personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus en 24 heures, d’après un bilan diffusé vendredi par la Direction générale de la santé (DGS).

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La pandémie a fait au moins 722 000 morts dans le monde, contaminant plus de 19 millions de personnes depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un comptage réalisé samedi par l’AFP à partir de sources officielles.

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Depuis la fin du mois de juillet, le port du masque (déjà quasi généralisé dans les lieux publics clos) gagne progressivement les espaces en plein air à travers la planète, pour tenter d’enrayer un rebond de l’épidémie. 

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Dès le 25 juillet, la Belgique (l’un des pays qui comptent le plus grand nombre de morts de la COVID-19 par rapport à sa population) l’a imposé dans «tout endroit à forte fréquentation»: marchés, brocantes, rues commerçantes. La région de Madrid en Espagne et la Roumanie ont pris des mesures semblables quelques jours plus tard.

Épisode caniculaire

Les Européens, qui vivent actuellement un épisode caniculaire, se sont rués samedi sur les plages, où le mépris des gestes barrières a inquiété les autorités.

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Au Royaume-Uni, la température a atteint 36 degrés samedi, dans le sud-est de l’Angleterre, et la population a pris la direction des bords de mer, comme à Bournemouth (sud-ouest), où les autorités ont conseillé d’éviter une grande partie du littoral faute de pouvoir observer les règles de distanciation.

Des hordes d’Allemands en quête de fraîcheur se sont elles aussi rendues sur les côtes. Mais les autorités locales ont averti, samedi, que certaines plages du nord de l’Allemagne ainsi que plusieurs lacs devraient fermer en raison de l’impossibilité de respecter une distance de sécurité d’un mètre et demi entre les personnes.

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Plusieurs pays européens qui constatent une augmentation du nombre des cas de coronavirus ont réintroduit des mesures de confinement comme l’Irlande, où les habitants de trois comtés, soit environ 368 000 personnes, ont été reconfinés vendredi à partir de minuit.

Au Danemark, le géant danois de la viande Danish Crown a annoncé, samedi, avoir mis à l’arrêt un gros abattoir, du fait d’un important foyer qui approche les 150 cas de COVID-19 parmi les employés de ce site.

Championnat à nouveau suspendu

Avec plus de 216 000 morts, l’Amérique latine et les Caraïbes sont devenues la région du globe la plus endeuillée par le coronavirus, passant devant l’Europe (212 950).

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Ces sept derniers jours, pratiquement un décès sur deux dans le monde (44%) est intervenu en Amérique latine. 

Cette région est également celle qui compte le plus de cas de contamination (plus de 5,4 millions), essentiellement au Brésil, qui frôlait vendredi les 100 000 morts avec 2,9 millions de cas, tandis qu’au Chili, le cap des 10 000 décès a été franchi samedi.

Au Pérou, le gouvernement a décidé, vendredi, de suspendre les rencontres de football professionnel, à l’issue du premier match de reprise du tournoi de première division, disputé après cinq mois d’interruption.

Et ce après que plusieurs joueurs de différentes équipes eurent été déclarés positifs.

Inquiétude de l’OMS

Le Turkménistan a donné l’autorisation à l’OMS de prélever et d’analyser indépendamment des échantillons. 

L’OMS avait exprimé son «inquiétude» face à l’augmentation du nombre des cas de pneumonie dans ce pays. 

Depuis le début de la pandémie, le Turkménistan n’a de cesse de qualifier de «fausses» les informations faisant état de l’apparition du coronavirus sur son territoire.

En Inde, où les deux millions de cas ont été dépassés vendredi, des dizaines de milliers de travailleuses du secteur de la santé, officiellement considérées comme bénévoles par le gouvernement, se sont mises en grève pour demander un meilleur salaire et plus de protection.

«Vols pour nulle par »

Les pays européens continuent d’ordonner des mesures de restrictions aux voyages, comme Berlin qui impose, à partir de samedi, un test de COVID-19 à tout voyageur de retour d’une région à risque. L’Allemagne a en outre placé la Bulgarie et la Roumanie sur sa liste des pays à haut risque.

Au Royaume-Uni, une quarantaine est imposée, à partir de samedi, aux visiteurs en provenance de Belgique, d’Andorre ou des Bahamas.

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En Norvège, les 158 passagers d’un vol entre Nice (sud-est de la France) et Oslo vont devoir observer une quarantaine de dix jours, leur avion s’étant posé à la minute même où la Norvège faisait basculer la France dans la «zone rouge», ont annoncé samedi les autorités norvégiennes. La Norvège avait annoncé, jeudi, qu’elle remettait dans cette catégorie, outre la France, la Suisse, Monaco et la République tchèque.

En réponse à toutes ces restrictions qui ont provoqué l’effondrement du trafic aérien, des compagnies taïwanaises proposent des vols panoramiques, et même des «vols pour nulle part»: les gens suivent la procédure d’embarquement, puis montent dans un avion... qui ne décolle pas.