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Des tarifs politiques

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On le sait déjà, le président Donald Trump n’a de fidélité que pour lui-même. 

Les tarifs ridicules que son administration menace d’imposer sur l’aluminium canadien en sont un autre exemple.

Est-ce vraiment une décision motivée par le bien des travailleurs et de l’économie américaine ?

Le président prétend que cette surtaxe de 10 % vise à corriger une injustice subie par l’industrie et que notre aluminium compromet la sécurité nationale. 

De la bouillie pour les chats. 

Dans les faits, M. Trump, dont la popularité est au plus bas à quelques mois de la présidentielle, ne pense qu’à sa réélection. Sa base électorale, tout comme lui, raffole des boucs émissaires.

Les officiels canadiens n’en pensent pas moins, même s’ils ne se permettent pas de le dire publiquement. 

On n’a qu’à regarder la liste préliminaire des produits américains que le Canada souhaite taxer en riposte pour s’en convaincre. 

On y trouve des machines à laver et des clubs de golf, un sport qu’affectionne particulièrement M. Trump. 

Quant aux machines à laver, le président se trouvait dans une usine qui en fabrique, jeudi, lorsqu’il a annoncé l’imposition de tarifs...

Lors de la dernière guerre commerciale avec les États-Unis, en 2018, le Canada avait riposté en visant des produits fabriqués dans des États clés républicains. 

Jeu des comparaisons

Ottawa s’attendait à ce nouvel affront. Les provinces ont été prévenues il y a des semaines. 

C’est malgré tout la consternation dans la capitale fédérale, car on redoute que ce ne soit que le début.

À l’approche de la présidentielle du 3 novembre, la guerre commerciale – et de mots – entre les deux capitales pourrait très bien s’amplifier. 

D’un strict point de vue politique (et cynique ?), cette nouvelle chicane avec Washington n’est pas une si mauvaise affaire pour Justin Trudeau, empêtré dans un scandale éthique.  

Au jeu des comparaisons avec son homologue américain, M. Trudeau sort toujours gagnant.