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Polars français: 15 grands classiques

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Il y a trois semaines, on vous proposait une sélection de polars issus des quatre coins de la planète. On vous propose maintenant 15 grands classiques du genre qui ont marqué les amateurs de romans policiers français.

Le mystère de la chambre jaune

1907

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  • Gaston Leroux, aux Éditions Le livre de poche, 352 pages

Sans conteste l’un des plus grands classiques du polar français, et le mystère qu’il recèle est toujours aussi captivant. En effet, qui a bien pu tenter d’assassiner Mathilde Stangerson alors que toutes les fenêtres et toutes les portes de la chambre dans laquelle elle se trouvait étaient fermées à clé de l’intérieur ? C’est ce qu’un jeune reporter du nom de Joseph Rouletabille tentera de découvrir.

Ça a peut-être été écrit il y a plus de 100 ans, ça se lit toujours facilement.

L’île aux trente cercueils

◆ 1919

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  • Maurice Leblanc, aux Éditions Le livre de poche, 288 pages

Même si Arsène Lupin, le célèbre gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc, n’apparaît qu’une fois l’intrigue bien avancée, L’île aux trente cercueils a profondément marqué plusieurs générations de lecteurs. Car sur la petite île bretonne de Sarek, une légende circule : trente personnes vont bientôt connaître une mort violente. Parmi elles, quatre femmes en croix.

Un bouquin qu’on a lu et relu un nombre incalculable de fois.

Le cinquième procédé

◆ 1948

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  • Léo Malet, aux Éditions 12-21 (format e-pub)

Un petit saut dans le temps, et hop, on peut maintenant souligner la création du Grand prix de littérature policière. En 1948, sa toute première récompense a en effet été accordée à Léo Malet pour ce cinquième volet de la série consacrée au détective privé Nestor Burma. Lequel vivra encore de bien drôles d’aventures à cause d’un riche industriel, qui le chargera de récupérer des lettres d’amour compromettantes. Pour les amateurs de romans rétro au style fleuri !

Celle qui n’était plus

◆ 1952

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  • Boileau-Narcejac, aux Éditions Folio, 192 pages

Avec ce livre, leur deuxième écrit à quatre mains, Pierre Louis Boileau­­­ et Thomas Narcejac ont remporté un succès fou aux quatre coins de la planète. Et à peine trois ans plus tard, Henri-­Georges Clouzot s’en est inspiré pour tourner le film Les diaboliques. Les grandes lignes de l’intrigue ? Un homme malheureux en ménage qui va se débarrasser de son épouse avec l’aide de sa maîtresse. Ça peut sembler banal, comme histoire, mais attendez de lire la fin...

Des clientes pour la morgue

1953

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  • Frédéric Dard, aux Éditions Pocket, 256 pages

Entre 1949 et 2001, il y a eu pas moins de 175 volumes des aventures du commissaire San-­Antonio. Et chacun d’eux a fait le bonheur des amateurs de jeux de mots en tous genres. Du coup, il a été franchement difficile de n’en retenir qu’un. Jusqu’à ce que Des clientes pour la morgue, septième opus de la série, s’impose de lui-même. Après tout, c’est dans celui-là que le glouton inspecteur Alexandre-Benoît Bérurier a fait sa première – et très remarquée ! – apparition. 

Ô dingos, ô châteaux !

1972

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  • Jean-Patrick Manchette, aux Éditions Folio, 192 pages

Dans les années 1970, Jean-Patrick Manchette a été l’un des auteurs de polars les plus influents en France. Si l’on est curieux de découvrir pourquoi, il n’y a qu’à lire cette sordide histoire, qui raconte la folle cavale d’une jeune femme à qui on a confié la garde d’un enfant riche à craquer... alors qu’elle venait à peine de terminer un long séjour en clinique psychiatrique­­­. 

L’été meurtrier

1977

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  • Sébastien Japrisot, aux Éditions Folio, 448 pages

Adapté au grand écran en 1983 avec Isabelle Adjani et Alain Souchon au générique, ce roman policier parle surtout de vengeance. Celle d’Éliane, qui rêve de punir les hommes qui s’en seraient jadis pris à sa mère. Pour y arriver, elle commencera donc par épouser Florimond, le pompier du petit village de montagne où sa famille s’est installée. Ce qui sera le premier rouage d’un engrenage implacable.

Si le film était bon, le livre, lui, est brillant.

Au bonheur des ogres

1985

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  • Daniel Pennac, aux Éditions Folio, 288 pages

Premier volet de la truculente saga Malaussène, on pourra ici faire la connaissance de Benjamin, le fils aîné de la famille. Qui a toujours le don de se mettre les pieds dans les plats ou d’être au mauvais endroit au mauvais moment. À tel point qu’il sera engagé dans un grand magasin à titre de bouc émissaire professionnel. Mais manque de pot, il y aura plusieurs explosions (des bombes !) et devinez qui sera soupçonné ?

La suite de la série, surtout La fée carabine et La petite marchande de prose, est tout aussi délicieuse. 

La Commedia des ratés

1991

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  • Tonino Benacquista, aux Éditions Folio, 240 pages

Avant son célèbre Saga, Tonino Benacquista a surtout écrit des romans noirs. Dont celui-ci, qu’on se rappelle avoir adoré. Il met en scène Antonio, un immigrant d’origine italienne habitant la banlieue parisienne. Enfin, plus pour très longtemps, puisqu’il ne tardera pas à hériter d’un vignoble qui l’obligera à retourner dans le village de ses ancêtres. Mais comme il ne produira que du mauvais vin, Antonio devra avoir recours aux faux miracles pour redonner de la valeur à son terrain. Jouissif ! 

La sirène rouge

1993

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  • Maurice G. Dantec, aux Éditions Folio, 592 pages

Publié quelques années avant que l’écrivain français Maurice G. Dantec vienne définitivement s’installer à Montréal, ce sanglant thriller aux accents trash nous fera vite apprécier notre propre mère. Car celle d’Alice, 12 ans, n’hésitera pas à lâcher aux trousses de sa fille toute une armée de tueurs. Sa seule chance de survie ? Fuir le plus loin possible aux côtés du mercenaire sans foi ni loi qui a accepté de la prendre sous son aile. 

Les rivières pourpres

1998

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  • Jean-Christophe Grangé, aux Éditions Le livre de poche, 448 pages

Un autre grand classique qui a été adapté au cinéma, avec un Jean Reno en pleine forme dans le rôle du commissaire Pierre Niémans. Normalement basé à Paris, ce dernier a été envoyé à Guernon, petite ville montagnarde des environs de Grenoble, pour enquêter sur un meurtre particulièrement tordu. 

Addictif à souhait, le reste de l’histoire est une géniale descente aux enfers qui en secouera plus d’un.

Pars vite et reviens tard

2001

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Fred Vargas, aux Éditions J’ai lu, 352 pages

Avec ce troisième opus de la série mettant en vedette le flegmatique commissaire Jean-Baptiste­­­ Adamsberg, la reine des rompols a vraiment frappé fort : de mystérieux symboles peints en noir sur certains immeubles de Paris, des messages anonymes écrits en vieux français, des cadavres retrouvés nus, des rumeurs annonçant le retour de la peste... Oui, de quoi s’amuser follement !

Zulu

◆ 2008

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  • Caryl Ferey, aux Éditions Folio, 464 pages

Grâce à ce polar, Caryl Ferey a raflé un paquet de prix : le Grand prix de littérature policière, le prix Mystère de la critique, le Grand Prix du Roman noir français, etc. Aimant bien camper ses intrigues loin de l’Hexagone, l’auteur nous entraîne ici en Afrique du Sud. Soit là où Ali Neuman, chef de la police criminelle du Cap, découvre chaque jour de toutes nouvelles formes de violence. Alors, âmes sensibles, s’abstenir !

Le dernier Lapon

◆ 2012

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  • Olivier Truc, aux Éditions Points, 576 pages

Un gros coup de cœur qui a fait l’unanimité. Non seulement parce qu’il permet d’en apprendre beaucoup sur les Samis (plus communément appelés les Lapons), mais parce qu’il sort complètement des sentiers battus en proposant un enquêteur qui appartient à la police des rennes et qui ne reculera devant rien pour élucider un meurtre sordide. Bref, un polar polaire qui glace réellement le sang !

La daronne

◆ 2017

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  • Hannelore Cayre, aux Éditions Points, 192 pages

Étant donné que ce roman a été publié il y a seulement trois ans, il est peut-être un peu tôt pour parler déjà de « classique ». Cela dit, il y a de fortes chances pour qu’il le devienne, le personnage de Patience Portefeux méritant vraiment de traverser les décennies. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir une simple traductrice dans la cinquantaine se transformer en trafiquante de drogue émérite !