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Drame à Shannon: l’aventure de trop pour une fillette «enjouée»

Une enfant de quatre ans se noie dans la piscine de son voisin

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Le pire scénario s’est concrétisé pour une famille de Shannon, au nord de Québec, dans la nuit de dimanche, alors qu’après des heures de recherches, le corps inanimé d’une fillette de quatre ans a été découvert dans la piscine d’un voisin.

Selon l’oncle de la jeune victime, la petite Léa Fiset écoutait la télévision, dimanche, en après-midi, quand elle serait parvenue à se soustraire à l’attention des adultes de la maison, située rue Donaldson.

Léa Fiset
Photo courtoisie
Léa Fiset

« Elle était étendue à côté de ma femme, puis elle écoutait les bonshommes qu’elle aime. [...] À un moment donné, ma femme s’est assoupie et quand elle a ouvert les yeux, elle n’était plus là », relate Dominic Fiset, qui se présente comme le tuteur de la fillette.

« Elle est sortie [de la maison] sans que personne ne s’en rende compte », laisse-t-il tomber, son visage trahissant une profonde tristesse.

Enjouée

La maisonnée s’est mise à la recherche de l’enfant, mais elle était introuvable tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La fillette, qui était de nature « très enjouée », aimait beaucoup jouer à la cachette, indique M. Fiset.

Or, poursuit-il, elle avait des « retards de développement » faisant en sorte qu’elle « ne comprenait pas le danger ». « On vérifiait souvent [sa présence] parce qu’elle a tendance à se sauver », confie-t-il.

« Il n’y a rien qu’on n’a pas fait » pour éviter ce genre d’escapades non supervisées, ajoute-t-il, expliquant avoir installé, par exemple, des loquets sur des portes.

« Ce n’est pas la première fois qu’elle fait ça, puis, normalement, elle n’était pas loin ; on l’appelait, puis elle sortait. Aussitôt qu’on a vu qu’on ne la trouvait pas [...], ma femme a tout de suite appelé le 911 », indique l’homme.

Recherches

La piscine située derrière la résidence voisine est l’un des premiers endroits où les proches de Léa ont regardé, affirme Dominic Fiset, interloqué.

Ils n’y ont rien vu, bien que ce soit là que la dépouille ait finalement été trouvée vers 0 h 45, samedi, après près de huit heures de recherches et un vaste déploiement policier et même militaire.

Photo Agence QMI, Guy Martel

De nombreuses personnes ont offert leur aide, gardant espoir que la fillette serait retrouvée vivante.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Plusieurs manœuvres de réanimation ont été pratiquées sans succès sur le corps de la victime, dont le décès a été confirmé à l’hôpital.

Photo Agence QMI, Guy Martel

Piscine en règle

Une enquête policière et l’investigation d’un coroner sont en cours et permettront de mieux comprendre les circonstances du drame, notamment le moment de la noyade.

Photo Dominique Lelièvre

Selon nos informations, le dispositif de sécurité autour de la piscine était conforme aux règlements en vigueur.

Écoutez notre journaliste du Bureau d'enquête Félix Séguin à QUB radio:    

« On pense qu’elle a vu les jouets dans la piscine », suggère Dominic Fiset, en prenant soin d’ajouter : « Je ne reprocherai rien au voisin, ce sont de super voisins. »

Photo Agence QMI, Guy Martel

« À première vue, il ne semble pas y avoir d’élément criminel » dans ce dossier, a de son côté indiqué Annick Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Des voisins sous le choc

De nombreux résidents de la rue Donaldson, à Shannon, avaient le cœur très lourd, samedi, après la découverte du corps de la fillette.

La petite était connue de plusieurs citoyens et ils sont nombreux à s’être mis à sa recherche quand elle a été portée disparue un peu après 17 h, dimanche. L’annonce de son décès a causé une onde de choc dans ce quartier résidentiel très familial, où la sécurité des enfants prime, comme en témoignent de nombreuses pancartes invitant les automobilistes à ralentir.

Photo Agence QMI, Guy Martel

« On entendait crier “Léa !” au moins 800 fois par jour ; c’était le running gag, parce qu’ils [ses tuteurs] ne la lâchaient pas, justement pour être sûrs que quand ils étaient là, elle ne se sauve pas » a affirmé une dame, ajoutant qu’à son avis, il ne fait pas de doute que l’oncle et la tante de la fillette, chez qui elle habitait, faisaient leur possible pour encadrer l’enfant.

Malgré tout, des résidents affirment qu’ils craignaient que quelque chose de malheureux se produise éventuellement, car il arrivait que l’enfant se promène seule dans la rue.

Photo Dominique Lelièvre

Peluches et messages

Lundi matin, plusieurs citoyens sont spontanément venus déposer des peluches et des messages devant le domicile de la fillette. Plusieurs parents se sont sentis touchés par la triste nouvelle.