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Des «vraies séries» tombées du ciel

Des commerçants, des restaurateurs et des partisans emballés par la fièvre des éliminatoires

Ces amateurs de hockey, présents à La Cage - Brasserie sportive la semaine dernière, auront la chance d’encourager leurs favoris à nouveau dès la prochaine ronde des séries.
Photo Didier Debusschère Ces amateurs de hockey, présents à La Cage - Brasserie sportive la semaine dernière, auront la chance d’encourager leurs favoris à nouveau dès la prochaine ronde des séries.

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Si les succès du Canadien de Montréal en éliminatoires n’étaient qu’une audacieuse lubie il y a une dizaine de jours, la victoire contre les Penguins de Pittsburgh a pris la forme d’un cadeau tombé du ciel pour de nombreux commerçants, pour qui la fièvre des séries offre l’occasion d’oublier un peu un printemps pénible.

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Bien peu de gens étaient prêts à parier que les Glorieux, 24es sur 31 équipes au classement général, allaient disposer des puissants Penguins de Pittsburgh. Or, les hommes de Claude Julien ont pris le monde du hockey par surprise, y compris leurs plus fervents partisans. 

«Au début, les gens étaient un peu sceptiques, avec raison, sur le genre de produits qu’on aurait sur la glace», soutient Jean Bédard, président et chef de la direction de Sportscene, qui possède la bannière La Cage.

Si la fébrilité était encore minime la semaine dernière, elle a par contre atteint un autre niveau avec la victoire.

Cet automobiliste a mis en évidence ses allégeances sportives sur sa voiture.
Photo courtoisie
Cet automobiliste a mis en évidence ses allégeances sportives sur sa voiture.

L’engouement s’est multiplié «de jour en jour» et débouche maintenant sur «des vraies séries», s’emballe M. Bédard. La porte est maintenant ouverte pour une série quatre de sept face aux Flyers de Philadelphie. 

Baume

La frénésie des séries s’est faite rare dans les dernières années. Cet interlude dans les insuccès de la Sainte-Flanelle représente un baume pour les restaurateurs, toujours éprouvés par les consignes sanitaires après un printemps pour le moins aride en affaires.

«Ça amène enfin de bonnes nouvelles pour nous et pour les bars, lance Jean Bédard. Ça nous permet d’envisager les prochaines semaines positivement.»

«On est limité avec la capacité [à 50%]. Mais les gens sont là et l’ambiance est festive. Ça ramène un peu l’atmosphère qu’on avait avant», opine Jonathan Delarosbil, associé dans quatre succursales de Boston Pizza de Québec.

Intense

Du côté de Montréal, vendredi dernier, les clients étaient aussi enthousiastes de la victoire des Canadiens qu’à leur habitude au Bruno Sport Bar. «Je les ai entendus crier de chez nous!», témoigne une voisine qui habite à un coin de rue de cet établissement de la Petite-Italie. 

«C’était intense, malgré la distanciation», confirme Sophie Doyle, qui travaillait comme barmaid cette soirée-là.

La fièvre des séries se traduit aussi par des ventes accrues d’objets à l’effigie de l’équipe. «Il va falloir que je m’assure d’avoir plus de drapeaux pour les autos et les balcons», constate Marc-André Bazergui, propriétaire du Flag Shop Montréal, qui a reçu plusieurs appels de clients dans les derniers jours.

Du salon à la cour arrière

Même en vacances au chalet, Jason Blakely a trouvé le moyen de se mettre dans l’ambiance pour encourager son équipe fétiche.
Photo courtoisie
Même en vacances au chalet, Jason Blakely a trouvé le moyen de se mettre dans l’ambiance pour encourager son équipe fétiche.

Pour Jason Blakely, il était impensable de rater un match du Canadien, même pendant les vacances passées à son chalet de la baie Géorgienne. Le natif de Kingston, en Ontario, a décoré son foyer extérieur avec un drapeau et un chandail de la Sainte-Flanelle, sans compter sa lumière qui scintille à chaque but alors qu’une sirène se fait entendre. 

Claude Girard voulait le meilleur des deux mondes : voir le Canadien jouer en séries tout en profitant de sa piscine.
Photo courtoisie
Claude Girard voulait le meilleur des deux mondes : voir le Canadien jouer en séries tout en profitant de sa piscine.

Claude Girard, lui, a construit un écran de 12 pieds par 6, qui lui permet de profiter à la fois des matchs du CH et de sa piscine hors terre à Saint-Ambroise, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

«Je vis fièrement ma passion», affirme M. Girard, qui est l’attaché de presse du député fédéral Richard Martel, ancien entraîneur-chef coloré des Saguenéens de Chicoutimi.