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WE Charity: les conservateurs dénoncent l’unilinguisme de l’organisme

WE Charity: les conservateurs dénoncent l’unilinguisme de l’organisme
AFP

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OTTAWA – Les conservateurs poursuivent leur offensive contre le gouvernement Trudeau dans le dossier We Charity, critiquant le caractère unilingue anglophone de l’organisme et exigeant une réunion d’urgence du Comité permanent des langues officielles des Communes.

À cette réunion d’urgence, les conservateurs veulent notamment demander «une étude sur la décision du gouvernement de choisir un organisme unilingue anglophone sans présence au Québec pour administrer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant».

Ils ont écrit au président du Comité des langues officielles pour demander une réunion d’urgence.

Dans leur lettre, datée de ce lundi, ils dressent une liste des personnes qui devraient être entendues par le comité relativement à cet aspect du dossier.

Les conservateurs demandent notamment que la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, «soit invitée à témoigner pendant au moins deux heures».

«Alors que la BCBE (Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant) se doit d’être disponible à l’ensemble des étudiants d’un océan à l’autre du pays, lesquels sont donc situés autant au Québec que dans les communautés francophones en milieu minoritaire hors Québec, il est inacceptable que la ministre du Développement économique et des Langues officielles, madame Mélanie Joly, ait accepté que son gouvernement outrepasse les droits linguistiques des francophones au Canada», ont écrit les députés Chris d’Entremont, Joël Godin, Bernard Généreux et Michael Chong dans leur lettre au président du comité.

Le gouvernement Trudeau est sur la défensive dans le dossier WE Charity (UNIS, en français), depuis que le gouvernement a accordé à l'organisme, sans appel d’offres, un lucratif contrat pour gérer le programme de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant et qu’il a été su que les familles Trudeau et Morneau avaient des liens avec cette organisation.

WE Charity s’est retiré du programme, mais l’affaire a pris de l’ampleur avec, notamment, la décision du commissaire à l’éthique et aux conflits d’intérêts de se pencher sur ce dossier. Le Comité permanent des finances des Communes a aussi accepté de se pencher sur cette controverse. Le comité a d’ailleurs entendu les explications du premier ministre Trudeau relativement à cette affaire à la fin juillet.