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Affaire WE Charity: Quel avenir pour le ministre Morneau?

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OTTAWA – Le gouvernement Trudeau tente d’apaiser la pression qui pèse sur son ministre des Finances, Bill Morneau, pour qu’il démissionne, mais tout indique que les partis d’opposition ne sont pas près de baisser la garde. 

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«Bien entendu, le premier ministre fait entièrement confiance au ministre Morneau, et toute déclaration contraire est fausse», a martelé le bureau de Justin Trudeau , mardi, dans une déclaration écrite.

Le bruit court depuis plusieurs jours que le ministre des Finances pourrait être remplacé, le nom de l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, circulant parmi les spéculations sur un successeur.

Au bureau du premier ministre, on semble donc avoir senti le besoin de réitérer clairement la confiance en M. Morneau, éclaboussé par l’affaire WE Charity qui a éclaté il y déjà un mois et demi.

«Durant la pandémie, le ministre Morneau a joué le rôle principal dans la création de la PCU, de la Subvention salariale et de nombreuses autres mesures visant à soutenir les Canadiens et les entreprises en ces temps difficiles, et il poursuit aujourd’hui ces efforts importants», a-t-on soutenu.

Or, il y a fort à parier que ces lignes ne feront pas broncher les partis d’opposition, conservateurs et bloquistes réclamant depuis des semaines le départ du ministre des Finances, en plus de celui du premier ministre Justin Trudeau.

«M. Morneau va quitter, la semaine prochaine ou la suivante, [ou] à moment donné avant la rentrée parlementaire. M. Trudeau va dire ‘’M. Morneau est parti, M. Carney arrive. Tout va bien au pays des licornes’’», a lancé en entrevue avec TVA Nouvelles le porte-parole du Bloc québécois en matière de Justice, Rhéal Fortin.

Quant au chef intérimaire des conservateurs, Andrew Scheer, il a exigé de nouveau le départ de M. Morneau, mardi, en plus de demander celui du premier ministre.

«Il n’y aucun impact si c’est M. Morneau ou M. Carney [aux Finances] quand on a un premier ministre sans éthique qui implante des programmes assurant plus d’intervention du gouvernement dans l’économie et qui augmentent les impôts», a-t-il fait valoir.

Le ministre des Finances, qui a une fille travaillant pour WE Charity, a récemment révélé que des frais de voyage pour lui et des membres de sa famille, d’une valeur de 41 000 $, avaient été payés par l’organisation en question. Il a remboursé cette impressionnante somme le jour même où il a dû témoigner en comité parlementaire.