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Agir pour prévenir

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Beyrouth : depuis six ans, on prévient les autorités libanaises que les milliers de tonnes de nitrate d’ammonium entreposées dans le port constituent une véritable bombe à retardement qui risque de détruire la ville. Elles ne font rien, ou presque.

Résultats : plus de 150 morts, 6000 blessés et 300 000 personnes sans abri.

La planète : depuis 40 ans, on prévient nos leaders que les milliards de tonnes de gaz à effet de serre envoyées dans l’atmosphère constituent une bombe à retardement. Ils ne font rien, ou presque.

Résultats : des milliers de personnes meurent déjà des conséquences liées aux changements climatiques (inondations, sécheresses, tempêtes, etc.), des millions d’autres sont déplacées, des maladies se propagent sur de nouveaux territoires, le dernier plateau de glace intact de l’Arctique canadien vient de s’effondrer...

Dans l’eau chaude

Connaissez-vous la métaphore de la grenouille ? Plongée d’un coup dans de l’eau extrêmement chaude, la grenouille tentera de s’échapper. Mais si on la met dans une eau tempérée et que très tranquillement on en augmente la température, elle y restera jusqu’à en mourir.

Les études en psychologie sociale ont démontré un phénomène similaire. Plus on perçoit une menace, plus elle nous affecte directement, plus il est probable que l’on passe à l’action. Moins le danger nous semble proche dans le temps et l’espace, moins nous serons prêts à changer nos habitudes.

Les déclencheurs de changements

Il faut souvent une « crise » pour provoquer de grands changements.

On l’a expérimenté avec la COVID-19. Le danger était ressenti chez nous, directement. Nous avons réagi. Reste à voir quels changements deviendront permanents. Notamment pour améliorer le sort de nos personnes âgées dans nos CHSLD.

C’est aussi le cas au Liban. La population y est maintenant en mode action.

En réponse à la crise climatique, aurons-nous l’intelligence d’agir individuellement et collectivement, localement et mondialement ?

Le Québec a tout ce qu’il faut pour devenir un leader de la transition écologique. Pourquoi attendre de nouvelles catastrophes, ici et maintenant, pour nous motiver à changer pour faire mieux ?