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Ex-déléguée du Québec à Dakar: Fatima Houda-Pepin estime avoir été traitée injustement

Fatima Houda-Pepin
Photo d'archives, Simon Clark Fatima Houda-Pepin

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Fatima Houda-Pepin estime avoir été chassée injustement de son poste de déléguée générale du Québec à Dakar, alors qu’elle ne cherchait qu’à améliorer la gestion de l’organisation.

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« Je suis en profond désaccord avec cette décision, laquelle a été prise sans justification valable et alors que le ministère reconnaît ma compétence et le fait que je n’ai commis aucune faute », plaide l’ancienne députée libérale, dans une lettre qu’elle a fait parvenir au Journal.

Éjectée de sa fonction diplomatique à peine huit mois après son arrivée, Fatima Houda-Pepin--- demande à la ministre Nadine Girault de rendre public le rapport de l’admi-nistrateur expert dépêché au Sénégal en début d’année pour enquêter sur la gestion de la délégation.

L’ex-politicienne soutient que c’est à sa demande que le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) a envoyé l’inspecteur.

« La venue de cet administrateur expert, à ma demande, était nécessaire non pas pour enquêter sur le “climat toxique” que j’aurais instauré à la délégation, mais plutôt pour documenter des pratiques constatées et faire des recommandations de nature à assurer le respect des normes attendues d’une délégation générale au niveau de la gestion administrative et financière », insiste-t-elle dans sa missive. 

Plusieurs congédiements et démissions avaient suivi l’arrivée en poste de l’ex-députée de La Pinière dans la capitale du Sénégal, en septembre 2019.

On lui reprochait notamment de résider dans un hôtel à environ 200 $ la nuit plutôt que d’habiter sa résidence officielle à Dakar, dont le loyer payé par les contribuables était de 13 800 $ par mois.

Résidence non sécurisée

Fatima Houda-Pepin affirme qu’un professionnel du ministère avait constaté que la résidence officielle n’était pas sécurisée, sans parler de « l’insalubrité » du bâtiment.

« Dès mon arrivée, j’ai exprimé mon malaise par écrit face aux coûts très élevés du loyer plus les frais afférents liés à la résidence. Avec l’accord du MRIF et par souci d’économie, j’ai opté pour un appartement de fonction et non une villa coûteuse », ajoute-t-elle.

Le MRIF a mis fin au mandat de Mme Houda Pepin le 6 août dernier à la suite d’une « procédure administrative ».

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