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Envoye à l’école!

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Les parents jubilent et les enfants ont bien hâte de retrouver leurs amis. Soupir de soulagement!

Chers parents qui devront refaire le plein de fournitures scolaires: aux cahiers, crayons et sacs à dos, il faudra ajouter le masque cette année. 

Le fameux masque sera obligatoire pour tous les élèves à partir de la cinquième année. Vos enfants devront le porter dans les corridors, les escaliers, les espaces communs. Ils seront cependant autorisés à le retirer une fois assis en classe. Comment les directions d’école vont-elles réussir à faire appliquer ce règlement? 

Comment s’assurer que tous les enfants le portent et surtout, qu’ils le portent correctement? 

Maux de tête assurés dans les établissements scolaires. 

On se lavera les mains, on désinfectera toutes les surfaces, on fera tout pour assurer la sécurité de chacun. 

Des mesures sanitaires adéquates qui demanderont quand même temps, efforts et investissements. 

Et l’éducation? C’est bien beau l’hygiène, mais on fait quoi avec les cerveaux? 

Le rattrapage scolaire? Le soutien pédagogique? 

Des questions qui se posent et des réponses laconiques. 

Une aussi longue absence du milieu scolaire aura nécessairement des répercussions sur l’ensemble des élèves. 

Si, aux yeux du gouvernement, l’éducation est primordiale, voici le moment venu d’en faire la démonstration. 

Les enseignants qui, d’ordinaire, ne chôment pas feront face à de nombreux défis. 

Où sont les ressources pédagogiques? Déjà jugées insuffisantes avant la pandémie, elles ne vont pas se matérialiser par miracle. 

Les besoins seront criants pour tous les élèves, même pour ceux qui auront pu suivre un programme scolaire à distance. 

Ceux qui n’éprouvaient pas de difficultés d’apprentissage accuseront quand même un certain retard. En revanche, ceux qui souffraient de troubles à ce niveau-là risquent de voir cette condition empirer. 

Qui va assurer ce soutien pédagogique? Le Québec accuse une importante pénurie d’enseignants. 

Et si certains élèves sont atteints de la COVID? On aura recours à l’école à distance. 

On fera de même pour les enfants qui ne pourront pas retourner en classe, soit parce qu’ils souffrent de maladies diverses ou parce qu’ils vivent avec des personnes immunosupprimées. 

Comment le ministère assumera-t-il toutes ces charges? Autrement dit, y aura-t-il un budget? 

Le ministre Roberge propose un plan rassurant en ce qui concerne le protocole sanitaire. 

Mais ces gens qui reprennent le travail dans moins de deux semaines aimeraient bien savoir par quels moyens ils parviendront à s’acquitter de la tâche colossale qui les attend.