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La saga du Musée des beaux-arts devant les tribunaux

La saga du Musée des beaux-arts devant les tribunaux
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Nouveau rebondissement dans la saga du Musée des beaux-arts de Montréal. Un membre de l’établissement s’est adressé hier à la Cour supérieure du Québec pour forcer la tenue d’une réunion spéciale et statuer sur le sort des membres élus du conseil d’administration. 

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Il s’agit du dernier rebondissement d’une saga qui dure depuis maintenant plus d’un mois et qui a mené au départ de l’ex-directrice générale vedette du musée, Nathalie Bondil.

Depuis, certains ont pris sa défense publiquement, alors que des employés ont dénoncé son style de gestion jugé trop autoritaire. 

Dans la requête introductive d’instance présentée hier au palais de justice de Montréal, Serge Jean Laviolette demande l’intervention de la Cour après un refus du président du conseil d’administration d’accepter la tenue d’une réunion spéciale.

Nathalie Bondil
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Nathalie Bondil

Demande refusée

Il soutient avoir signé une demande avec 109 autres membres pour la tenue de l’assemblée, mais que cette dernière a été refusée par le président du conseil, Michel de la Chenelière, le 3 août dernier.

Les membres estiment que cela va à l’encontre d’un des articles qui régissent la gouvernance du musée. Cet article indique qu’une assemblée extraordinaire peut être commandée par le président du conseil d’administration ou par une demande écrite de 100 membres.

La requête demande que soit discutée, lors de l’assemblée extraordinaire, la révocation de 11 membres élus, dont M. de la Chenelière, ainsi que la nomination de 11 nouveaux membres.

Conflit d’intérêts

«Le conseil se place en conflit d’intérêts puisque ce à quoi ils s’objectent, c’est à un jugement de ceux qui les ont nommés», peut-on lire dans le document judiciaire.

Le requérant se réserve aussi le droit de réclamer une compensation pour les frais judiciaires au musée, somme qui pourrait atteindre 50 000$.

Cette démarche judiciaire survient au lendemain de la publication d’une lettre ouverte de dizaines d’employés qui ont dénoncé le climat d’intimidation et le harcèlement toléré par l’ancienne directrice générale, notamment lors des montages d’exposition.

«Depuis de nombreuses années, notre milieu de travail s’est détérioré, plusieurs collègues sont partis alors que d’autres se sont résignés au silence», peut-on lire dans la lettre envoyée aux médias.

Une enquête d’une firme externe a été commandée par la ministre de la Culture Nathalie Roy, à la mi-juillet.