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Port de Montréal: Ottawa n’interviendra pas

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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L’appel lancé hier par le milieu des affaires du Québec, qui invitait Ottawa à intervenir pour permettre la reprise rapide des activités au Port de Montréal, n’aura pas donné les résultats escomptés. 

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La ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, dit «suivre de près la situation», mais sans intention claire, pour le moment, de s’immiscer dans le processus de négociation en cours.

Dans une déclaration écrite diffusée lundi soir, la ministre Tassi rappelle que son gouvernement continue de soutenir le processus de négociation collective. «Comme nous le savons tous, affirme-t-elle, les meilleures ententes sont conclues à la table de négociation.»

Des négociations qui s’étirent

Après deux semaines de grandes perturbations, le Syndicat des débardeurs du Port de Montréal, section locale 375 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a enclenché hier une grève générale illimitée. 

Les débardeurs sont sans contrat de travail depuis 2018. Les négociations avec l’Association des employeurs maritimes (AEM) achoppent notamment sur l’organisation des horaires de travail. Depuis l’automne 2018, plus d’une soixantaine de séances de négociation ont eu lieu, sans que les parties parviennent à une entente.

Nuisible à l’économie

La ministre assure que le gouvernement de Justin Trudeau comprend bien l'importance du port de Montréal et de ses travailleurs pour l'économie canadienne. Elle rappelle avoir, avec son collègue des Transports, Marc Garneau, contacté les deux parties pour leur faire part de leurs attentes.

«C’est en parvenant à un accord négocié entre les deux parties que le port pourra reprendre son fonctionnement normal. Tout ce qui retarde le processus de négociation est décevant et nuisible autant à l'économie locale que nationale. [...] Nous suivrons la situation de près et nous continuerons d’évaluer comment soutenir les efforts de médiation continus.»

Un groupe de représentants du milieu des affaires avait réclamé, hier, une intervention plus marquée du gouvernement fédéral dans les négociations en cours. Ce groupe était composé de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, du Conseil du patronat du Québec, des Manufacturiers et exportateurs du Québec, de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes et de la Fédération des chambres de commerce du Québec.