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Voracek s’éloigne des clichés

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Photo d’archives L’attaquant des Flyers Jakub Voracek, qui se remet d’une blessure, croit que son équipe est l’une des favorites pour gagner la coupe Stanley.

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TORONTO | Alain Vigneault et Claude Julien ont comme stratégie de dévoiler le moins d’informations possible. Ils cherchent à garder un petit mystère avec la composition de leurs trios respectifs et ils consacrent plusieurs de leurs réponses pour louanger la profondeur et la puissance de l’équipe rivale. 

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C’est de bonne guerre à la veille du début de cette série de premier tour entre le Canadien et les Flyers. Il ne faut surtout pas réveiller l’ours qui dort. Il ne faut surtout pas ajouter de l’huile sur le feu. Vous pouvez choisir le cliché qui vous convient le mieux. 

Dans le camp des Flyers de Philadelphie, Jakub Voracek n’a toutefois pas la langue de bois ou il n’a simplement pas reçu la consigne d’en dire le moins possible. Voracek a d’abord confirmé qu’il sera à son poste pour le premier match de la série, mercredi soir, lui qui avait manqué la dernière rencontre face au Lightning de Tampa Bay en raison d’une blessure non divulguée.

L’attaquant à la barbe rousse a surtout parlé de son équipe comme celle qui se retrouvait dans le siège du conducteur. 

« Il faut être honnête. Je crois que nous rentrons en séries comme l’une des équipes favorites », a dit Voracek. 

Avec cette petite phrase, le Tchèque de 30 ans a qualifié les Flyers comme la formation favorite pour battre le CH, mais aussi comme l’une des prétendantes à la coupe Stanley. Il n’a pas utilisé les mots « coupe » et « Stanley », mais on pouvait deviner ce qu’il laissait présager. 

Les Flyers étaient l’équipe de l’heure dans la LNH avant l’interruption de la saison le 12 mars en raison de la pandémie de COVID-19. Ils ont aussi connu un très bon tournoi à la ronde en remportant leurs trois matchs contre trois bonnes équipes, les Bruins de Boston, les Capitals de Washington et le Lightning.

S’il n’a pas peur de parler, Voracek aura aussi un rôle important avec la bande à Vigneault et Michel Therrien. En théorie, il retrouvera sa place à l’aile droite du premier trio aux côtés de Sean Couturier et de Claude Giroux. 

La fameuse confiance

Il y a quelques jours, il y avait très peu de personnes qui croyaient aux chances du CH face aux Penguins. L’expérience et le talent des Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang devaient conduire l’équipe de Mike Sullivan au tour suivant. Mais ce ne fut pas le cas. Le Tricolore a renversé les Penguins de Pittsburgh en quatre matchs dans une série trois de cinq. 

La même histoire se répète à quelques heures du début de cette confrontation face aux Flyers. Encore une fois, le Canadien se retrouve comme l’équipe négligée. La majorité des experts ont choisi Philadelphie pour l’emporter. 

« On ne regarde pas les prédictions, a dit l’ailier Jonathan Drouin. Les 20 gars sur la glace joueront et ils ne penseront pas à ce qu’il se dit à l’extérieur. Si tu n’as pas le sentiment que tu peux gagner cette série, tu es à la mauvaise place. Il faut croire en nous. C’est certain que nous sommes négligés d’une façon, mais nous l’étions aussi pour le tour de qualification. 

« On se sent plus confiant, a poursuivi le numéro 92. On a battu une bonne équipe en Pittsburgh. Il n’y a pas beaucoup de gens qui pensaient que nous pouvions gagner. Mais il ne faut pas devenir trop confiant puisque c’était juste un tour de qualification. Maintenant, nous jouerons encore contre une bonne équipe. Il faut tenter de maintenir cette zone de confiance, mais pas changer notre façon de jouer. Nous aurons besoin d’utiliser notre rapidité en plus de rester sur la rondelle. »

Un système efficace

Aux yeux de Brendan Gallagher, les Flyers sont une équipe très bien rodée. 

« Ils ont une très bonne structure, a affirmé le petit ailier. Derrière le banc, ils ont trois anciens entraîneurs-chefs. Peu importe leur trio, ils font attention aux moindres détails. Nous savons que nos chances ne viendront pas facilement, mais nous travaillerons le plus fort possible. »

Le mot « travail » revient toujours dans les discours de Julien et de ses joueurs. En séries, la détermination fait parfois un grand chemin, parfois plus que le talent.