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Un autre maniaque en liberté!

Michael Cox
Photo d'archives

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Ainsi, un dangereux prédateur sexuel, qui avait été condamné à 21 ans de prison pour avoir agressé huit femmes âgées de 15 à 25 ans à Laval, en 2005, a récidivé vendredi dernier à Outremont.

Au beau milieu de l’après-midi, alors que des badauds marchaient tranquillement dans la rue, ce forcené, qui se faisait passer pour un policier, a forcé une ado de 16 ans à monter à bord de son automobile. 

N’eût été le sang-froid de la jeune fille, qui s’est jetée hors du véhicule peu de temps après avoir été séquestrée, qui sait ce qui lui serait arrivé.

TOUT LE MONDE DEHORS !

Comme chaque fois que ce genre d’histoire arrive (et ça arrive malheureusement trop souvent), nous sommes en droit de nous poser plusieurs questions...

Première question : cet homme, qui s’appelait Michel Cox (mais qui avait changé son nom pour Michel Vautour, ce qui en dit assez long sur son état d’esprit), a été libéré en 2017, après avoir purgé les deux tiers de sa peine. 

Pourquoi libère-t-on de dangereux prédateurs sexuels aux deux tiers de leur peine ?

Ce ne sont pas des bandits à cravate, mais des violeurs, des agresseurs, peut-être même des assassins (on ne connaît pas tous les crimes qu’ils ont commis) !

Pourquoi les libérer après 14 ans de prison, quand ils ont été condamnés à purger une peine de 21 ans ?

On ne fait pas de différence entre un fraudeur et un violeur, à la Commission--- des libérations conditionnelles--- ?

Une fois les deux tiers de la sentence purgée, tout le monde dehors, c’est ça ?

C’est automatique ?

Qu’importe la gravité du crime que tu as commis ?

DANGEREUX... MAIS LIBRE !

Deuxième question : une fois libéré, ce désaxé devait respecter plusieurs conditions – dont ne pas se retrouver seul avec des enfants.

Or, il a été arrêté justement parce qu’il s’est retrouvé seul avec les enfants de sa conjointe !

Pourquoi n’a-t-il pas été tout de suite renvoyé en prison ?

On s’est juste contenté de « resserrer--- » les conditions qu’il devait respecter !

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À quoi ça sert d’imposer des conditions, si tu ne fais rien quand le prévenu les brise ?

Quel message tu envoies ?

Troisième question : peu avant sa libération, en 2017, un psychologue évaluait toujours son risque de récidive sexuel à élevé.

Pourquoi l’avoir laissé sortir, alors ?

C’est bien beau, la réinsertion sociale, mais il faut aussi protéger la population !

Pourquoi libérer un maniaque que l’on juge encore dangereux ?

UN SCANDALE

Ça va prendre combien de morts pour qu’on fasse le ménage dans la Commission des libérations conditionnelles--- ?  

Rappelez-vous ce désaxé qui a tué une prostituée à Québec en début d’année. 

L’homme avait passé 15 ans en prison pour avoir poignardé à mort sa compagne. Non seulement l’a-t-on libéré alors qu’il n’éprouvait aucun remords, mais on lui a permis de voir des travailleuses du sexe !

La grande majorité des victimes de ces agresseurs récidivistes sont des femmes. 

Qu’attendent nos féministes pour demander des comptes à la Commission des libérations conditionnelles ?

Me semble que c’est pas mal plus important que de dire « autrice » au lieu d’auteure ou de mettre des « avertissements » avant la diffusion d’anciens épisodes de Lance et compte...