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Montréal: le nombre de surdoses mortelles bondit en juillet

Montréal: le nombre de surdoses mortelles bondit en juillet
AFP

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MONTRÉAL – À cause de la chaleur, mais possiblement aussi de la pandémie, le nombre de surdoses mortelles de drogue a battu de tristes records en juillet à Montréal. 

Selon le bilan publié vendredi par la Santé publique de Montréal, 23 personnes ont perdu la vie dans la métropole après une possible intoxication causée par des substances illicites.

Près de la moitié des surdoses mortelles présumées sont survenues entre le 20 et le 28 juillet.

«Il s’agit du nombre le plus élevé de décès en un mois depuis la vigie des surdoses instaurée en 2014», a précisé la Santé publique dans un communiqué vendredi.

Bref, la situation dans les rues de Montréal est encore plus critique qu’à l’été 2017, lorsque les autorités étaient aux aguets à cause de l’arrivée du fentanyl.

Cet opioïde, 100 fois plus puissant que la morphine, est souvent dissimulé dans l’héroïne, mais également dans d’autres drogues, ce qui s’avère rentable pour les revendeurs. Pour les consommateurs, cela peut cependant être fatal, comme ils ne connaissent pas la puissance de ce qu’ils s’injectent ou ingèrent.

Au cours du mois de juillet, le fentanyl ne serait à l’origine que d’une surdose mortelle, même si on a noté sa présence à quelques reprises dernièrement.

D’autres opioïdes pourraient avoir provoqué la mort de quatre consommateurs, a ajouté la Santé publique.

Davantage les stimulants

On indique également que les personnes qui sont décédées au cours du mois de juillet sont principalement des hommes, qui ont été retrouvés sans vie dans leur domicile.

La plupart auraient pris des stimulants (crack, cocaïne, amphétamines) avant leur décès, et non de l’héroïne.

«Les risques de décès par surdose de stimulants sont augmentés en condition de température ambiante élevée», a-t-on expliqué.

Pour ce qui est du mois en cours, on compte six décès entre le 3 et le 11 août. La moitié des victimes avaient moins de 30 ans.

Dans les dernières semaines, la fermeture des frontières avait aussi été avancée par plusieurs organismes qui s’attendaient à une recrudescence des intoxications.

En effet, comme la drogue peut plus difficilement voyager dans le contexte actuel, il est à prévoir que les stupéfiants soient davantage coupés avec des matières dangereuses, susceptibles de provoquer des intoxications.