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Brillante 3e place en camionnettes NASCAR

Lessard frôle la victoire à Daytona ; décevante 22e place pour Tagliani

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Photo AFP Pendant que Raphaël Lessard (4) inscrivait le meilleur résultat de sa carrière dans la série des camionnettes NASCAR, Alexandre Tagliani (51) en voulait à son jeune coéquipier d’avoir mis fin à ses espoirs de victoire.

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Raphaël Lessard a beau avoir fait ses classes sur les tracés ovales, c’est en circuit routier qu’il aura signé le meilleur résultat de sa carrière en 17 départs dans la série des camionnettes NASCAR.

Le pilote de Saint-Joseph-de-Beauce a rallié l’arrivée au troisième rang, dimanche, à Daytona, à bord de son bolide de l’écurie Kyle Busch Motorsports (KBM). L’épreuve particulièrement animée a été remportée par l’Américain Sheldon Creed.

À sa première course de la saison 2020, Alexandre Tagliani, coéquipier de Lessard, a, quant à lui, vu son beau parcours être interrompu par une série d’accrochages qui l’ont relégué à une décevante 22e place en baisser de rideau.

Trois tours menés

« La victoire était à ma portée, a prétendu Lessard. J’ai tout donné et je sens que je suis de plus en plus à l’aise au volant de la camionnette. Ce n’est qu’une question de temps avant de gagner une course. » 

Le pilote de 19 ans avait signé sa meilleure performance à vie la semaine précédente au Michigan quand il s’était classé septième. Lessard a mené trois tours (du 27 au 29e) avant de commettre une faute en entrant trop rapidement dans un virage.

« Comme le prévoit le règlement, j’ai dû m’arrêter avant de repartir, a-t-il affirmé. J’ai perdu un temps précieux, mais j’ai quand même pu remonter le peloton. »

Touchette controversée

Lessard occupe actuellement le 13e rang au classement cumulatif de la série. Seulement les dix premiers au tableau vont se qualifier pour les séries éliminatoires. Le temps presse, car il ne reste que quatre épreuves au calendrier de la saison régulière.

Tous les espoirs étaient pourtant permis pour les deux Québécois qui partageaient la première rangée quand le drapeau vert a été déployé au 27e tour pour signifier le début du troisième et dernier segment.

Mais une touchette entre les deux partenaires de l’équipe KMB a fait très mal à Tagliani. Les dommages importants subis à sa camionnette l’ayant empêché par la suite de maintenir le rythme des principaux animateurs de la course.

Relances folles

« Je dois avouer qu’Alex ne m’a pas donné beaucoup d’espace quand la course a repris, a dit Lessard. Ce sont des choses prévisibles, les pilotes sont très combatifs, parfois trop. Quand on roule en avant on n’a pas beaucoup de place et personne ne veut s’en laisser imposer.
« Cette relance a été complètement folle. Un pilote m’a frappé derrière [Brett Moffitt] et j’ai été déstabilisé. Le contact a été fort avec Alex, mais ce n’était pas intentionnel. »

Au bout du fil, Tagliani n’a pas caché avoir été surpris et surtout déçu du comportement de Lessard, mais aussi de celui de son autre coéquipier chez KBM, Christian Eckes, qui, dit-il, ont tous deux ruiné sa course.

« C’est dommage que surviennent de tels incidents impliquant des pilotes d’une même équipe », a insinué Tagliani.

«Un résultat crève-cœur»- Alexandre Tagliani

Au bout du fil, Alexandre Tagliani n’a pas caché sa frustration à l’issue de sa participation à l’épreuve de la série des camionnettes NASCAR sur le circuit routier de Daytona où il a dû se contenter du 22e rang.

Le vétéran pilote québécois s’était hissé à la deuxième place quand le signal du départ du troisième et dernier segment a été donné au 27e tour.

Puis, tout a basculé pour celui qui avait été recruté, comme l’an dernier à Mosport en Ontario, par la réputée écurie Kyle Busch Motorsports (KBM).

Son coéquipier Raphaël Lessard, classé troisième à l’arrivée, occupait le premier rang à ses côtés quand le drapeau vert a été agité.

Puis, bang. Les deux partenaires chez KBM se sont touchés. Le contact a été sévère.

« Avant le début de cette relance, a expliqué Tagliani, je me suis assuré auprès de mon éclaireur que Raphaël me laisse un peu d’espace à l’entrée du premier virage et qu’il évite surtout de me rentrer dedans.

« Mais non. Au contraire, il a défoncé ma porte. »

Ses deux coéquipiers montrés du doigt

Lessard, lui, avait une tout autre version des faits, prétextant que Tagliani ne lui avait laissé aucune place pour passer. (Lire autre texte.)

« Après l’impact, a renchéri Tagliani, le mal était fait. Une partie de la carrosserie s’est mise à frotter sur un pneu. Le devant de ma camionnette était aussi amoché. La température du moteur a grimpé, ce qui a provoqué une perte de puissance. »

Puis, quelques tours plus tard, c’est avec Christian Eckes, son autre coéquipier chez KBM, qu’il s’est frotté.

« Ça n’a fait qu’empirer les choses, a-t-il révélé. Je n’avais plus de freins. Ce genre de situation ne devrait jamais arriver entre coéquipiers. »

Le meilleur pour la fin

Après s’être élancé de la 21e position sur la grille de départ, Tagliani a su remonter le peloton au prix, comme Lessard, d’une stratégie fructueuse d’arrêts au puits de ravitaillement, sous le drapeau vert, avant la fin de chacun des deux premiers segments.

« Tout fonctionnait à merveille, a raconté Tagliani. Je faisais ma course en ménageant mon matériel. Mais, en l’espace de deux relances, tout était foutu. 

« Je voulais garder le meilleur pour la fin. Je savais que j’avais tous les ingrédients pour gagner en étant patient. C’est un résultat crève-cœur. Cette victoire m’a glissé entre les mains. »