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Le pif de la Caisse est au Centre Bell

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Il était déjà dur d’avaler que nous avons perdu 228 millions $ d’argent public dans l’aventure du Cirque du Soleil, le patron de la Caisse de dépôt aurait dû éviter d’en rajouter avec des explications simplistes.

Hier, Charles Émond a été cuisiné par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, et je crains qu’il n’ait convaincu personne.

On se demande encore pourquoi la Caisse a pensé que c’était un bon deal d’acheter les actions de Guy Laliberté à presque 100 millions $ le 14 février, alors que le coronavirus avait commencé à se répandre sur le globe.

Avec justesse, le solidaire Vincent Marissal a signalé que dès le 30 janvier, l’OMS avait publié un avis d’urgence de santé publique d’envergure mondiale.

Le PDG a répliqué en donnant une série d’exemples simplets de manifestations publiques qui se déroulaient chez nous au moment où la Caisse prenait son pari d’acheter Guy Laliberté.

« On a le Canadien qui perd 4-3 contre Dallas devant 21 000 personnes au Centre Bell, le 13 février, et mon fils joue à Québec au centre Vidéotron au tournoi hockey pee-wee du Carnaval avec des milliers de parents et leurs enfants », dit-il, comme pour relativiser, signalant aussi que les dépenses de divertissement sont restées soutenues dans le monde jusqu’au 6 mars.

Voir plus loin

Comme si lui et son salaire de base annuel de 550 000 $ n’avaient pas vraiment à regarder plus loin.

Comme si une épidémie menaçait la production mondiale de houblon, mais qu’il achetait une grande brasserie en se disant : « bien, pour l’instant, y a encore du monde dans les bars ».

Une réponse comme celle-là reste de travers dans le gosier, qu’il soit sec ou non.

On s’attend à mieux. En février, M. Émond assistait au tournoi pee‐wee. 

Mais ce sont les experts de la Caisse qui ont eu l’air de pee-wee...