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Port de Montréal: Québec fait confiance à Ottawa

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MONTRÉAL - Le ministre du Travail, Jean Boulet, s’est montré satisfait mardi de l’approche d’Ottawa pour régler le conflit de travail au Port de Montréal, alors que pour l’instant la possibilité d’une loi spéciale n’est pas évoquée. 

• À lire aussi: Grève au Port de Montréal: le Québec et l’Ontario s’allient pour faire pression sur Ottawa

Le ministre Boulet a jugé que le gouvernement Trudeau prenait au sérieux la grève des débardeurs du Port du Montréal et n’a pas voulu conseiller à son homologue fédérale, Filomena Tassi, d’imposer une loi spéciale pour mettre fin à ce conflit qui commence à avoir des impacts sur l’économie.

«Notre but, c’est de ne pas dicter à Ottawa la façon de gérer ce dossier-là, mais de bien faire réaliser que c’est extrêmement important», a expliqué mardi Jean Boulet, content de la déclaration de Mme Tassi publiée la veille.

Mme Tassi avait alors insisté sur l’importance de régler rapidement cette grève, qui perdure depuis plus d’une semaine maintenant. Elle a fait ces commentaires à la suite d’une sortie commune des ministres du Travail et du Développement économique du Québec et de l’Ontario la semaine dernière qui l’appelait à agir.

«Il faut faire l’inventaire de tous les moyens qu’on peut mettre à la disposition des parties pour aider ce processus de négociation», s’est contenté de conseiller Jean Boulet à Ottawa.

Un obstacle à la reprise

En entrevue à TVA Nouvelles, le ministre québécois du Travail a réitéré l’importance qu’a le Port de Montréal, non seulement pour l’économie du Québec, mais sur celle de tout le nord-est de l’Amérique du Nord.

Il a rappelé que 110 millions de consommateurs étaient desservis par des biens qui passaient par ce port, que 19 000 emplois directs et indirects en dépendaient, et que 90 % des biens de consommation au Québec y transitaient.

«On traverse une crise sanitaire sans précèdent. Là, on reprend les activités, ça va bien. On a récupéré un bon pourcentage des emplois perdus. Il faut continuer à aller de l’avant. Il ne faut pas un ralentissement causé par un conflit qui perdure dans le temps», a plaidé Jean Boulet.

Après deux ans de négociation et des moyens de pression tout au long de l’été, les débardeurs du Port du Montréal, ceux qui vident les cargaisons qui arrivent par bateau, ont déclenché une grève générale illimitée la semaine dernière.

Leur employeur, l’Association des employeurs maritimes (AEM), et le syndicat sont à couteaux tirés à cause des horaires de travail. La rémunération des débardeurs, qui sont très bien payés, n’est pas en cause.

En date de vendredi, cette grève avait eu pour conséquence de bloquer 65 000 conteneurs et 325 000 tonnes de vrac dans les installations portuaires.

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