/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Des indices encourageants

Coup d'oeil sur cet article

Sans prouver une immunité absolue et efficace, des études indiquent que les personnes qui ont guéri de la COVID-19 conservent des soldats contre le nouveau coronavirus dans leur système immunitaire pendant au moins quelques mois. Et ce, même s’ils n’ont connu que des symptômes légers.

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

• À lire aussi: Plasma convalescent: résultats encourageants aux États-Unis

Une étude menée à l’Université de Washington à Seattle a permis d’analyser les échantillons sanguins de 15 individus qui se sont remis d’une forme sans gravité de la maladie. Les prélèvements ont été effectués un mois et trois mois après l’apparition des symptômes, permettant d’évaluer sur cette période l’évolution de la réponse immunitaire.

Après ce délai, les patients rétablis avaient toujours dans leur système des anticorps contre le coronavirus, de même que des cellules immunitaires dont le mandat est de mémoriser les informations sur les pathogènes pour les repousser s’ils le rencontrent de nouveau.

À propos de ces cellules immunitaires, appelées cellules B et T, les scientifiques ont noté que non seulement elles « persistaient », mais que dans certains cas, on pouvait voir que leur nombre augmentait.

Nuance

Dans une entrevue avec le New York Times, l’une des auteurs, Marion Pepper, a reconnu que seules l’épreuve du temps et des études plus larges permettront de préciser le degré de protection que confère une première infection au coronavirus, et combien de temps dure cette protection.

Pour être vraiment protégé, il faut des cellules immunitaires à la fois abondantes, efficaces et durables, et la science n’a pas encore pu prouver que ces trois conditions sont réunies, a-t-elle souligné.

Néanmoins, ces données sont encourageantes et constituent « exactement ce que nous pouvions espérer » après trois mois, indique l’experte, sur une note optimiste.

Dans les premiers mois de la pandémie, des études précédentes plus pessimistes indiquaient que les niveaux d’anticorps diminuent rapidement. En avril, l’Organisation mondiale de la santé mettait en garde qu’il n’y a « aucune preuve » que les individus qui tombent malades sont immunisés par la suite.

Autre étude

Cependant, une autre étude diffusée en juillet — qui est toujours en attente, elle aussi, d’une évaluation par les pairs — va aussi dans le sens de défenses immunitaires qui persistent au moins durant quelques mois.

Les chercheurs suédois ont, là aussi, analysé les échantillons d’une trentaine de personnes en phase de convalescence après qu’elles eurent éprouvé des symptômes modérés de la COVID-19.

« Des mois » après avoir contracté la maladie, la réponse de cellules T était encore « robuste » chez ces donneurs, bien que certains n’aient plus
d’anticorps détectables.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.