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La GRC «examine» le contrat avec WE Charity

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OTTAWA | La Gendarmerie royale du Canada (GRC) «examine» le contrat que voulait octroyer le gouvernement Trudeau à l'organisme WE Charity, mais la police fédérale n'a toujours pas ouvert d'enquête criminelle dans ce dossier.

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La nouvelle, d'abord rapportée par Global News, a été confirmée à l'Agence QMI par la GRC.

«La GRC examine attentivement la question avec tous les renseignements disponibles et prendra au besoin les mesures qui s’imposent. Il serait actuellement inapproprié pour nous de fournir d’autres commentaires sur le sujet», a déclaré la police fédérale dans une courte déclaration.

Il est cependant à noter qu'un tel examen ne constitue pas une enquête criminelle en bonne et due forme.

L'opposition à Ottawa réclame, depuis le début de l'affaire WE Charity, que la GRC enquête sur l'octroi, sans appel d'offres, d'un contrat du gouvernement fédéral évalué à plusieurs dizaines de millions de dollars à l'organisme pour gérer un programme de bourses pour le bénévolat étudiant. WE Charity s'est depuis désisté de la gestion de ce programme.

L'affaire a éclaboussé le premier ministre Justin Trudeau et son ex-ministre des Finances, Bill Morneau, qui ne se sont pas récusés des discussions entourant l'octroi de ce contrat, malgré les nombreux liens entre WE Charity et leur famille respective.

Englué dans ce scandale et dans ses différends avec le premier ministre, Bill Morneau a d'ailleurs démissionné, lundi, en soutenant qu'il était temps pour lui de passer le flambeau à un prochain ministre des Finances. La vice-première ministre Chrystia Freeland l'a remplacé moins de 24 heures plus tard.

Le premier ministre Trudeau fait l'objet d'une enquête du commissaire à l'éthique – une troisième depuis son arrivée au pouvoir en 2015 – pour son rôle joué dans l'affaire WE Charity.