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Le ministre Charette de nouveau critiqué pour sa gestion de l’eau

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette

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Le ministre de l’Environnement Benoit Charette a de nouveau été la cible de critiques pour sa gestion de la protection de l’eau lors de l’étude des crédits de son ministère, hier.

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Le ministre a refusé de confirmer s’il abolira ou non le Conseil québécois de l’eau. Comme le révélait Le Journal au début du mois, le ministre est en réflexion quant à l’avenir de ce comité d’experts qui ne s’est pas réuni depuis un an. 

Le ministre Charette a rappelé que le Conseil a été créé par les libéraux juste avant le déclenchement de l’élection de 2018. Il s’agissait d’une mesure phare de la Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030. 

Conseil fantôme

L’instance devait permettre d’améliorer la gestion de la ressource en faisant des recommandations au ministre sur les enjeux prioritaires et les mesures à mettre en place.

« C’est une instance dont les mandats n’ont jamais été précisés [...] On peut parler d’une annonce essentiellement électoraliste », a expliqué le ministre au député du Parti québécois Sylvain Gaudreault, qui s’enquérait de l’avenir du Conseil.

M. Charette a ajouté que des « personnes de qualité » y siégeaient, mais on comprend qu’il juge l’importance prévue du groupe trop grande.

« On parle d’une instance de tout près de 50 intervenants... donc on ne peut pas penser à une structure opérationnelle », a-t-il expliqué. Le comité doit compter une quarantaine d’experts, de citoyens et d’élus municipaux notamment, mais aucun n’a encore été nommé.

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Un plan à venir

Le ministre s’est engagé à faire une proposition pour le conseil et la protection de l’eau dans les prochains mois.

« Ça fait bientôt deux ans [...] et le gouvernement actuel n’a pas précisé de mission, et il nous dit que dans quelques mois il va prendre une décision s’il l’abolit [le Conseil] ou le réforme, mais pendant ce temps-là, la qualité de nos lacs et rivières se dégrade », a déploré M. Gaudreault.

« L’eau est une priorité pour la CAQ », a insisté le ministre Charette sans toutefois s’engager comme promis l’an dernier à faire de 2020 l’année de l’eau. Il dit travailler avec différents groupes, dont les organismes de bassins versants, mais la pandémie a ralenti les travaux. 

Le député libéral Frantz Benjamin a dit craindre que la crise ne serve d’excuse pour justifier le « laxisme ». « En matière de protection de l’eau, il a abandonné ses responsabilités. »

Par ailleurs, le ministre a confirmé qu’il déposerait son plan pour une économie verte cet automne et que la mouture serait différente de celle « coulée » dans les médias qui, selon des experts, ne permet pas d’atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre.