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Vacances au Québec... et aux Îles!

Iles madeleine voyage
Photo d'archives, Simon Clark Force est d’admettre qu’à plusieurs égards, les très charmants Madelinots constituent une société distincte…

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Pandémie oblige, les Québécois passent leurs vacances au Québec, vaste et extraordinaire territoire qui n’a rien à envier aux destinations internationales. Plusieurs l’ignorent toujours !

Cet été particulier incite ceux voyageant généralement ailleurs à découvrir les beaux coins d’ici. Des pans de notre industrie touristique profitent d’ailleurs de cette vague de « touristes locaux » même si cette industrie en arrache, résultat d’un début d’été hésitant, teinté de COVID-19 et lent à démarrer.

Les Îles, ce joyau isolé

Évidemment le port du masque, les capacités restreintes, les deux bancs sur quatre, les nettoyages rigoureux, les espaces vides, et j’en passe... N’empêche, plusieurs témoignent avoir trouvé leur lot de moments et de découvertes inoubliables ici, chez nous. J’en suis.

Une jolie maison s’est pointée in extremis, pile aux dates dictées par mon agenda, aux Îles-de-la-Madeleine, joyau isolé des terres québécoises. Constatant le calme et ce sentiment de sécurité à bord du traversier de la CTMA s’y rendant, cette petite crainte du transport collectif en temps de COVID s’est rapidement dissipée. Encadrement exemplaire, courtoisie, consignes strictes, mais confortables, Purell... Chapeau bas à cette organisation – une coop (!) – et en route pour les paysages grandioses et les centaines de kilomètres de plages des îles.

Se libérer d’Air Canada

Mais, comme la Gaspésie sans VIA Rail, sans vol régulier et avec si peu de services de bus aujourd’hui, comment inciter les gens à voyager autrement qu’en voiture au Québec ? Les roadtrips, c’est bien, mais à quand une offre attrayante et abordable de services de bus, de train, d’avion ? Des horaires réguliers, fiables ?

Aux Îles, parlez-en à Gilles Duceppe. Air Canada persiste nonchalamment à annuler ou modifier subitement les vols ou les horaires, et ce, malgré l’annonce brutale de leur abandon de plusieurs liaisons secondaires au Québec, dont celle des Îles !

Les élus de ces régions cherchent déjà à rattraper au bond cette balle lâchée par Air Canada. Ou comment élaborer une offre moderne de transport aérien, dans une approche coopérative ou sans but lucratif, alors que le transporteur régional Pascan, quant à lui, inaugurait lundi sa ligne Montréal–Québec–Gaspé–Cap-aux-Meules.

Et une grosse génératrice ?

Peu de gens le savent, mais contrairement à l’hydro-électricité propre consommée par la quasi-totalité des Québécois, l’énergie des Îles provient d’une installation au mazout archi polluante. En effet, dans le paysage de Cap-aux-Meules, siège une centrale ornée de six cheminées gigantesques, qui, lorsqu’on s’y attarde, gâche un peu le décor, mais surtout, l’air qu’on y respire. Non seulement parle-t-on de santé publique ici, mais surtout d’environnement, et quelqu’un veut y voir, le maire des Îles, Jonathan Lapierre. Bravo !

Souhaitons qu’Hydro-Québec, avec la performance et les coûts plus accessibles que jamais des technologies solaires et éoliennes, couplés à l’esprit coopératif qui y anime les transports maritimes, s’engage à innover pour nourrir la lumière de l’archipel.

Force est d’admettre qu’à plusieurs égards, les très charmants Madelinots constituent une société distincte...