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CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal: 10 % des futurs préposés ont abandonné la formation rapide

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MONTRÉAL | Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a été clair jeudi quand il a affirmé que le réseau de la santé a six semaines pour se préparer à une éventuelle deuxième vague de la COVID-19.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Est-de-l'Île-de-Montréal devra, en plus du court délai, composer avec le fait que 10 % des futurs préposés aux bénéficiaires ont abandonné la formation rapide de trois mois.

Ce n’est rien d’inquiétant, selon François Lemire, qui est directeur du Centre de formation Antoine-de-Saint-Exupéry, situé dans l’arrondissement de Saint-Léonard.

«On a à peu près 10 % d'abandon de tous nos élèves, ce qui est quand même très bien parce qu'il y a d'autres formations, des fois, ou les taux d'abandon vont à 30-40 %», a dit M. Lemire en entrevue avec TVA Nouvelles.

Au printemps dernier, pas moins de 80 des 156 résidents du CHSLD Éloria-Lepage, à Montréal, ont été infectés par le coronavirus. De ce nombre, 30 résidents en sont morts.

«Pour les 15 CHSLD, ce sont près de 500 décès. Mais pour l'Est-de-l'Île, ça a été 700 décès de personnes âgées», a indiqué Claude Riendeau, directeur du soutien à l'autonomie au CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal.

Pour éviter de revivre un tel drame, la direction met tout en place pour s'assurer que la COVID-19 ne pénètre pas à nouveau dans les établissements.

Des mesures d'hygiène très sévères sont appliquées. Un directeur sera aussi nommé dans chaque établissement.

«Nous, on en avait qui couvraient deux centres. Mais, là, on aura un responsable dans chacun des CHSLD», a expliqué M. Riendeau.

Dans les prochaines semaines, les quelque 900 préposés appelés en renfort par le premier ministre François Legault vont terminer leur formation et venir se joindre aux équipes en place.

Parmi ceux-ci, on retrouve Anne-Geneviève Éthier.

«J'adore ça. Je dirais que c'est un métier que je pense que je me vois vraiment faire longtemps», a confié l’étudiante de 19 ans.

La jeune femme n’a pas l’intention d’abandonner. Au contraire, elle explique que grâce à sa formation, elle a pu découvrir ce que les personnes âgées représentent véritablement.

«Ce sont eux qui me donnent de la joie quand je fais mon travail», a-t-elle indiqué.