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Fitzgibbon plus inquiet de la paralysie du port que de la pandémie

Il craint le pire pour les entreprises d'ici, alors que la situation se dégrade d'heure en heure

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Photo d'archives, Agence QMI Pierre Fitzgibbon

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Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, s’est dit davantage préoccupé des conséquences de la fermeture du port de Montréal que des effets de la pandémie.

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« Je suis, je pense, plus inquiet de la fermeture du port que de la pandémie. Le port de Montréal est le centre nerveux du Québec », a répondu hier le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon à une question de Carlos Leitao, qui est le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie. 

  • À ce sujet, écoutez Mario Dumont et Benoit Dutrizac:

Le ministre du gouvernement Legault a ajouté avoir eu plusieurs discussions avec le fédéral à ce propos. Jean Boulet, du ministère du Travail, suit également ce dossier de près. 

«C’est clair que l’on ne peut pas laisser cette guerre-là continuer», a-t-il ajouté.

Le sort des conteneurs

Pendant ce temps, l’Association des employeurs maritimes (AEM) et le Syndicat des débardeurs se sont entendus hier sur la sortie de 116 des 477 conteneurs importants que la partie patronale disait mercredi essentiels de devoir déplacer.

Les syndiqués ont autorisé le déplacement des conteneurs de marchandises dangereuses et liées à la lutte contre la COVID-19. Le déchargement d’un navire, empli de sucre, a également été autorisé. 

Les discussions se poursuivent cependant sur le sort réservé aux 361 conteneurs restants, dont une forte proportion contiendrait des denrées réfrigérées. 

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Essentiel, le vin ?

Mardi, le représentant syndical des débardeurs, Michel Murray, a prévenu que toute marchandise ne pouvait prétendre au titre de marchandise essentielle. Les articles de Dollarama, les MacBook Air d’Apple, les importations vinicoles de la SAQ, avait-il donné en exemples, ne pourraient être considérés comme essentiels.

Par ailleurs, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante soutient que les PME, déjà fragilisées par la pandémie, sont particulièrement affectées par la grève des débardeurs. 

Au Québec, selon son dernier coup de sonde, 70 % d’entre elles demanderaient en conséquence plus d’implication d’Ottawa pour régler ce conflit.

– Avec la collaboration de Martin Jolicoeur

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