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Grève au port de Montréal: près de la moitié des PME demandent l’intervention du fédéral

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Joël Lemay / Agence QMI

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MONTRÉAL – Près de la moitié des petites et moyennes entreprises canadiennes demandent à Ottawa de mettre un terme au conflit qui paralyse le port de Montréal, selon un récent sondage. 

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Un sondage en ligne de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) indique que les PME, déjà fragilisées par la COVID-19, sont durement affectées par la grève des débardeurs.

Si un propriétaire de PME sur cinq au Canada estime que le conflit aura causé des répercussions négatives sur son entreprise, ils sont 37 % à s’en plaindre au Québec. Dans la Belle Province, pas moins de 70 % des PME appellent Ottawa à plus de leadership pour régler le conflit qui paralyse les activités portuaires.

«La grève illimitée au port de Montréal freine la reprise de leurs activités, en particulier au Québec et en Ontario», a soutenu jeudi François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI, par communiqué.

Les conséquences de la grève se déclinent par des retards de livraisons, par des frais supplémentaires et par le ralentissement de productions, entre autres.

Selon le coup de sonde, certains secteurs d’activité sont sévèrement touchés par le litige. Les entreprises dans l’industrie du commerce de gros sont affectées dans une proportion de 39 %. Celles qui font dans la fabrication et dans le commerce du détail sont 28 % à se dire touchées par la grève. Dans le monde de l’agriculture, on parle de 26 % des PME.

«Il est temps que le gouvernement fédéral intervienne pour mettre fin au conflit, car plus celui-ci perdure, plus cela fait très mal à l’économie canadienne», a ajouté M. Vincent.

«N’attendons pas les fermetures d’entreprises pour agir», a-t-il mis en garde.

La FCEI a déjà, avec quatre autres organisations du milieu d’affaires au Québec, réclamé l’intervention du gouvernement fédéral pour permettre un retour rapide aux activités du port de Montréal.