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Jeux vidéo: six habiletés à développer en jouant

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Getty Images/iStockphoto

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Longtemps considérés comme une perte de temps, voire potentiellement dangereux, les jeux vidéo sont en train d’obtenir leurs lettres de noblesse. Car de plus en plus d’études en vantent les mérites. Tour d’horizon de savoir-faire qu’il est possible de cultiver en jouant. 

- La sociabilité

Les jeux sont incontestablement devenus une forme de divertissement social et sont désormais omniprésents sur les réseaux sociaux. Les «gamers» rencontrent et conversent avec des gens partout à travers le monde et bon nombre d’amitiés se forment désormais en ligne, dans un environnement entièrement virtuel. Selon le Institute of Games autrichien, plus de 70 % des joueurs s’adonnent à leur activité préférée avec un ami.

Titres: «Second Life», «Habbo», «Gaia Online», «OurWorld», «Minecraft».

- L’esprit d’équipe

Ce n’est pas un secret: bon nombre de jeux exigent de former des équipes, d’écouter et de suivre des directives, en plus de devoir interagir dans l’atteinte d’un objectif commun. Les jeux sont à ce point utiles dans ce domaine qu’il existe désormais une pléthore de créations auxquelles s’adonner entre collègues.

Titres: «World of Warcraft», «Artemis Spaceship bridge simulator», «Space Team», «Overcooked».

- La coordination

Une étude de scientifiques des États-Unis et de Hong Kong, publiée dans la revue médicale «Psychological Science» en 2016, montre que les aficionados de jeux d’action et de jeux de tir à la première personne possèdent une coordination œil-main supérieure à celle de ceux et celles qui ne jouent pas. De plus, une étude de l’université Iowa State démontre que les chirurgiens qui jouent au moins trois heures par semaine commettent moins d’erreurs lors d’opérations par laparoscopie et sont plus rapides que leurs collègues qui ne jouent pas!

Titres: «Assassin’s Creed», «Pac-Man», la franchise «Mario», «Super Monkey Ball».

- La lecture

Oui, vous avez bien lu: les jeux vidéo peuvent améliorer la capacité de lecture. Une étude italienne de 2013 met en lumière le fait que les enfants de 7 à 13 ans augmentent leur vitesse de lecture et de compréhension des mots en jouant à «Rayman contre les lapins crétins», titre développé par Ubisoft et doté d’une suite, «Rayman contre les lapins encore plus crétins».

- La vue

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les jeux vidéo ne nuisent pas à la vue, bien au contraire. Une étude de 2009 de l’université de Rochester a mis en évidence le fait que tuer des méchants peut améliorer ce sens. En effet, les «gamers» sont capables de discerner des changements subtils dans la luminosité ou les contrastes.

Titres: «Call of Duty», «Unreal Tournament».

- La créativité

Penser hors des sentiers battus ou développer des solutions inventives sont autant de qualités développées en jouant. Dans une étude de l’université Iowa State publiée en 2019 dans «Science Daily», on apprend que certains jeux vidéo ont un effet positif supérieur à celui de la télévision.

Titres: «Animal Crossing: New Horizons», la franchise «SimCity», «Little Big Planet», «Destiny».

«Neurogrow» et «Sparx»: des jeux qui soignent

Une équipe de chercheurs de l’université de l’Utah s’est penchée sur la dépression chez les adultes âgés suite à une maladie ou à un traumatisme. Plutôt que de prescrire un antidépresseur, l’équipe médicale a suggéré à plusieurs patients de jouer à «Neurogrow».

Le principe de ce jeu vidéo est simple, il faut s’occuper d’un jardin virtuel aux conditions variables. Il a été développé par Sarah Shizuko Morimoto, médecin spécialisée dans la manière dont les jeux vidéo peuvent contribuer à la réactivation de circuits dans le lobe frontal.

Les ados en dépression

Le nombre d’adolescents souffrant de dépression est en constante augmentation. En 2013, une équipe de chercheurs néo-zélandais de l’université d’Auckland a eu une idée simple et efficace: celle de créer un jeu vidéo pour leur venir en aide.

Baptisé «SPARX», acronyme de «Smart, Positive, Active, Realistic, X-factor thoughts», le titre est disponible gratuitement en ligne. Le joueur explore sept royaumes au cours de son périple et doit compléter une série de quêtes qui lui permettent d’acquérir des outils afin de résoudre ses problèmes.

Mario, l’ami du cerveau

En 2013, des scientifiques du Max Planck Institute for Human Development and Charité University Medicine de St. Hedwig-Krankenhaus, en Allemagne, ont eu une idée pour le moins originale: mesurer les effets de «Super Mario 64» sur le cerveau. Un groupe d’adultes a donc joué au titre pendant deux mois à raison de 30 minutes par jour.

Les résultats de leur étude a de quoi laisser pantois. En effet, la matière grise des joueurs a augmenté sous l’effet du jeu, une observation faite grâce à l'imagerie par résonance magnétique. L’hippocampe droit, le cortex préfrontal droit ainsi que le cervelet ont ainsi été positivement touchés. Il s’agit des régions du cerveau contrôlant la mémoire, la stratégie, la motricité fine et la navigation spatiale!