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La bonne épouse: Juliette Binoche à l’école ménagère

La bonne épouse
Photo courtoisie, MK2 / Mile End

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Juliette Binoche se glisse dans la peau d’une épouse modèle dans La bonne épouse, nouvelle comédie dramatique du cinéaste français Martin Provost, qui nous emmène entre les murs d’une école ménagère en Alsace, à la fin des années 1960.  

Les écoles ménagères, ce sont ces établissements où l’on apprenait jadis à de jeunes filles de milieux modestes à devenir des épouses parfaites pour leurs futurs maris. En plus de s’y faire enseigner les bonnes manières, les élèves y apprenaient toute une liste de tâches quotidiennes, comme faire la cuisine, le repassage, le ménage, le jardinage, et ainsi de suite. 

Comme plusieurs, le réalisateur Martin Provost (Séraphine, Violette) ignorait jusqu’à récemment l’existence des écoles ménagères, qui ont disparu en France avec la montée du féminisme, au tournant des années 1970. 

« C’est une dame que j’ai rencontrée par hasard, il y a quelques années, qui m’a raconté sa vie et qui m’a parlé d’une école ménagère qu’elle avait décidé de fréquenter quand elle était jeune pour ne pas être séparée de ses amies qui étaient des filles d’agriculteurs », relate le cinéaste lors d’un entretien téléphonique accordé au Journal.

« J’ai fait des recherches sur internet et j’ai trouvé des petits films qui avaient été faits sur les écoles ménagères. J’ai trouvé cela très drôle parce que c’est très désuet avec notre regard d’aujourd’hui. Tout de suite, je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’intéressant à explorer avec ce sujet. »

Un film ludique

S’inspirant de ce qu’il a découvert en visionnant ces films et en lisant des livres sur le sujet, Martin Provost a imaginé une histoire qui se déroule dans une école ménagère d’Alsace, à l’aube de mai 1968, alors que les femmes commencent à s’émanciper un peu partout à travers la France. Juliette Binoche y joue le rôle de Paulette, une épouse modèle qui dirige d’une main de fer l’école ménagère de son mari (François Berléand). 

Instinctivement, Provost a opté pour un ton comique même s’il insiste pour dire que La bonne épouse n’est pas qu’une simple comédie. 

« Avec un tel sujet, j’aurais aussi pu écrire un film très grave, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas les mœurs de l’époque, souligne-t-il. Il y avait plus d’inconscience dans ces années-là. Les gens riaient beaucoup plus que maintenant. J’ai donc vu une possibilité de traiter ce sujet avec une forme de légèreté. J’avais envie de faire un film ludique. »


La bonne épouse, à l’affiche depuis hier. 

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