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Des étudiants rêvent d’une capsule filant à 1000 km/h

Le groupe de l’École Polytechnique participera à la compétition Hyperloop pod

L’an dernier, la capsule de l’Université technique de Munich en Allemagne (grande gagnante des quatre éditions) a atteint les 463 km/h sur une piste d’un kilomètre. Sur la photo, il s’agit de la capsule présentée en août 2017, lors de la deuxième édition.
Photo tirée de Facebook TUM Hyperloop L’an dernier, la capsule de l’Université technique de Munich en Allemagne (grande gagnante des quatre éditions) a atteint les 463 km/h sur une piste d’un kilomètre. Sur la photo, il s’agit de la capsule présentée en août 2017, lors de la deuxième édition.

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Une première équipe d’étudiants québécois compte participer à la prochaine édition de la compétition internationale Hyperloop pod, en vue de contribuer au développement d’une technologie qui pourrait révolutionner nos moyens de transport.

« Au Québec, on est très bons pour faire des projets aussi performants qu’ailleurs, mais pour moins cher [...] On est débrouillards, on est capables de faire beaucoup avec peu. C’est pour ça qu’on veut faire attention à nos dépenses, contrairement à d’autres équipes », explique François Carrier, directeur et fondateur du projet PolyLoop Montréal.

En 2013, l’entrepreneur américain à la tête de Tesla et SpaceX, Elon Musk, a proposé une nouvelle technologie nommée Hyperloop qui permettrait en théorie de se déplacer à des vitesses dépassant les 1000 km/h grâce à des capsules voyageant dans un tube à vide, pour diminuer la friction.

« Ça irait plus vite qu’un avion, et ce serait entièrement électrique, donc ce serait une technologie très verte et écoresponsable », précise M. Carrier.

Or, au lieu de fonder une compagnie chargée de créer la technologie en question, le multimilliardaire a plutôt lancé une compétition ouverte à tous, permettant à des étudiants et à des entreprises à travers le monde de contribuer à son développement.

La date de la prochaine édition qui se tiendra en Californie n’a pas encore été confirmée en raison de la pandémie.

Constitué – pour l’instant – d’une cinquantaine d’étudiants, PolyLoop Montréal désire relever le défi en tant que première équipe québécoise.

Budget de 150 000 $

Voici de quoi aurait l’air un tube Hyperloop dans la ville de Montréal, si cette technologie devenait plus accessible.
Photo courtoisie
Voici de quoi aurait l’air un tube Hyperloop dans la ville de Montréal, si cette technologie devenait plus accessible.

L’organisme à but non lucratif qui travaille sous la tutelle de l’École Polytechnique estime qu’il leur faudra aussi peu que 150 000 $ pour réaliser une capsule pouvant compétitionner avec les autres.

« On a un petit budget comparé à d’autres équipes dans le monde », explique M. Carrier, en ajoutant que celui de certaines équipes d’Europe avoisine un million de $.

Néanmoins, l’équipe prévoit confectionner ses pièces de A à Z pour diminuer les coûts : un défi de taille pour ces jeunes ingénieurs québécois qui se donnent corps et âme au projet, bénévolement.

Coopération mondiale

Surpris de voir que le Québec n’était toujours pas représenté après quatre éditions, l’étudiant en génie mécanique de 22 ans a décidé de fonder sa propre équipe, convaincu que la Belle Province aurait avantage à se doter d’une expertise dans le domaine.

« On est une école d’ingénierie, une bonne école d’ingénierie, on devrait avoir le talent et les compétences, poursuit-il, confiant. Gagner, pour une première année, c’est présomptueux comme plan, mais c’est ça qu’on vise. »

Il invite tous ceux qui souhaitent contribuer à se joindre à son équipe, ou même à fonder la leur, de façon à rendre la technologie accessible plus rapidement.

« C’est vraiment un projet de coopération mondiale. Oui, il y a une compétition, mais le but, c’est de coopérer pour développer cette nouvelle technologie [...] Plus on est, plus on va accélérer le développement », conclut-il.