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Une fin du monde qui sort de l’ordinaire

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Juste avant le début de la rentrée littéraire, on se permet une légère incartade : un roman post-apocalyptique dont l’histoire risque de frapper bien des esprits. 

<b><i>Le livre de M</i></b><br />Peng Shepherd<br />Aux Éditions Albin Michel<br />592 pages
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Le livre de M
Peng Shepherd
Aux Éditions Albin Michel
592 pages

Dans un marché à ciel ouvert des environs de Mumbai, en Inde, Hemu Joshi va être le tout premier homme de la planète à perdre son ombre. Quelle que soit la façon dont il se positionne sous le soleil, plus le moindre contour sombre ne se dessine à ses pieds. De la magie ? Sans doute, puisque même la communauté scientifique ne peut expliquer cet étrange phénomène. 

Mais les choses ne s’arrêteront pas là. Quelques jours plus tard, Hemu perdra également l’ensemble de sa mémoire. Au point de ne plus savoir du tout qui il est, que les fleurs ne parlent pas ou qu’il faut boire et manger pour vivre. Ce qui n’aurait pas été aussi dramatique que ça si son mal ne s’était pas répandu comme une traînée de poudre à travers le monde... 

Pire que la COVID

Aucune ville, aucun pays ne sera épargné. Et dans l’espoir d’échapper le plus longtemps possible à la pandémie qui a déjà presque complètement anéanti la civilisation, un couple originaire d’Arlington, en Virginie, aura l’idée de se cacher dans les bois. Sauf qu’un beau matin, malgré toutes les précautions prises, Max se réveillera sans son ombre. Une catastrophe aussi bien pour elle que pour son mari, Ory, tous deux sachant très bien de quoi les sans-ombres sont capables une fois leurs souvenirs envolés. 

Un roman dystopique digne de ce nom, qu’on a lu avec presque autant de plaisir que le fameux Station Eleven d’Emily St. John Mandel. 

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE 

Elle ne voulait pas être reine !

Marc Roche<br />Aux  Éditions Albin Michel<br />352 pages
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Marc Roche
Aux Éditions Albin Michel
352 pages

Correspondant à Londres pour Le Monde puis pour Le Point, Marc Roche a eu la chance de rencontrer à quelques reprises Elizabeth II et plusieurs membres de son entourage. Il en résulte ce livre vraiment très agréable à lire, qui raconte autrement le parcours de cette souveraine qui a vu et vécu bien des choses depuis son entrée--- en fonction, en février 1952.  

Macbeth

Jo Nesbø<br />Aux Éditions Folio<br />688 pages
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Jo Nesbø
Aux Éditions Folio
688 pages

Pari gagné pour l’écrivain norvégien Jo Nesbø, qui a ici brillamment revisité la célèbre tragédie de Shakespeare. Campée quelques siècles plus tard dans une cité fictive d’Écosse, elle met en scène l’inspecteur Macbeth, un ancien junkie désormais chargé de diriger la Brigade du crime organisé. Mais afin de satisfaire Lady, son amante, il ne reculera devant rien – pas même le meurtre ! – pour décrocher le poste de préfet de police.  

Le Robert illustré

Collectif<br />Éd. Dictionnaire Le Robert<br />2130 pages
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Collectif
Éd. Dictionnaire Le Robert
2130 pages

Avec ses 165 000 définitions, ses 35 000 noms propres, ses 60 000 synonymes, ses 6000 illustrations et ses 600 dossiers encyclopédiques, c’est sans conteste l’un des meilleurs outils pour entamer du bon pied la rentrée scolaire. Autre atout, et non le moindre, la carte d’activation collée sur la couverture, qui permet d’accéder gratuitement à la version en ligne.  

Petits festins de tous les jours

Alexandra Leduc<br />Aux Éditions Modus Vivendi<br />208 pages
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Alexandra Leduc
Aux Éditions Modus Vivendi
208 pages

Tous les goûts sont dans la nature. Partant de ce constat, l’auteure a eu l’idée de proposer dans ce livre 20 formules de repas thématiques dont les garnitures, les sauces ou les accompagnements peuvent varier en fonction de ce qu’on a envie ou non de manger. Crêpes, pâtes, tacos, pizzas, hamburgers ou bols poké seront ainsi déclinés en plusieurs versions... toutes aussi bonnes les unes que les autres !  

Frissons garantis 

Absolution

<b><i>Absolution</i></b><br />Yrsa Sigurðardóttir<br />Aux Éditions Actes Sud, 384 pages
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Absolution
Yrsa Sigurðardóttir
Aux Éditions Actes Sud, 384 pages

On a tendance à croire qu’en Islande,
les meurtres se font plus rares qu’ailleurs. Mais une fois encore, Yrsa Sigurðardóttir a tenu à nous prouver le contraire avec un polar qui fait carrément froid dans le dos. 

Dans ce troisième opus de la série Freyja et Huldar, une jeune fille de 16 ans sera en effet assassinée. Mais pas n’importe comment. Travaillant dans un cinéma de quartier, Stella commencera par recevoir sur Snapchat une photo d’elle prise à l’entracte. Puis, la séance terminée, un homme masqué viendra la trouver pour la massacrer... et envoyer les vidéos du meurtre à tous ses followers

Ne jamais se fier aux apparences...

Chargé de l’enquête, l’inspecteur Huldar requerra tout de suite l’aide de Freyja, qui travaille désormais à mi-temps à la Maison de l’enfance. Il tient à l’avoir à ses côtés lorsqu’il interrogera--- les copines de Stella. Et de fait, la psychologue pour enfants ne tardera pas à remarquer que de son vivant, l’adolescente était loin d’être aussi populaire, sympathique et gentille que ça. Selon certains, elle aurait même été un véritable monstre...

Idéalement, mieux vaut avoir lu les deux précédents opus pour pouvoir bien suivre l’histoire, qui aborde de façon crédible le problème du harcèlement sur les médias sociaux.