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Les partis d’opposition craignent une commission Charbonneau 2.0

Periode des questions
Photo d'archives, Simon Clark Ruba Ghazal
Députée de Québec Solidaire

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Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale s’inquiètent du manque d’expertise au sein du ministère des Transports et soutiennent que tous les ingrédients sont réunis pour une commission Charbonneau 2.0.

Lundi, notre Bureau d’enquête révélait que six ans après la fin de la commission Charbonneau, Québec continue de payer le gros prix à des firmes de génie-conseil, même si le ministère des Transports a embauché des centaines d’ingénieurs.

Selon le comité de surveillance de la commission Charbonneau, le MTQ est ainsi plus vulnérable à la collusion et à la corruption.

La députée Ruba Ghazal de Québec solidaire croit que « tous les ingrédients sont réunis » pour entraîner une commission Charbonneau 2.0, d’autant plus que le gouvernement mise sur l’industrie de la construction pour relancer l’économie affaiblie par la pandémie de COVID-19.

« C’est vraiment scandaleux », a-t-elle affirmé. « Avec la CAQ, on se rend compte que c’est pire que dans le temps de Jean Charest. »

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de François Legault, les sommes payées aux firmes par le MTQ sont aussi en hausse. Une augmentation de 30 M$ en un an.

De son côté, le Parti libéral a rappelé que François Legault décriait constamment le trop grand nombre de contrats d’ingénierie octroyés à des firmes privées lorsqu’il était dans l’opposition. « Rien n’a changé. Il y a une CAQ dans l’opposition et une CAQ immobile au gouvernement », a indiqué le député Pierre Arcand.

Bonnardel rêve d’expertise 

Déjà, la semaine dernière, lors d’une commission parlementaire, le ministre des Transports, François Bonnardel, avait admis que le secteur privé vole les ingénieurs d’expérience en les attirant avec des offres salariales alléchantes.

Le ministre des Transports, François Bonnardel
Photo d'archives
Le ministre des Transports, François Bonnardel

« Je vous dirais presque que j’en rêve, d’augmenter l’expertise au MTQ », avait-il signalé.

Le manque d’expertise au sein du MTQ est pointé du doigt par la vérificatrice générale. Une majorité des ingénieurs qui y travaillent sont des juniors de moins de 35 ans.