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Les vidéoconférences ont un impact sur les chirurgies esthétiques

Le chirurgien plastique Benoit LeBlanc, propriétaire du Médispa Victoria Park à Laval
Photo 24 Heures/Agence QMI, Anne-Lovely Étienne Le chirurgien plastique Benoit LeBlanc, propriétaire du Médispa Victoria Park à Laval

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Les multiples vidéoconférences occasionnées par le télétravail sont à l'origine d'un bon nombre de demandes en chirurgie esthétique, remarque un chirurgien plasticien qui travaille à Laval.

«Vous n’allez peut-être pas y croire, mais tous les jours de ma pratique, j’entends des clientes qui se soucient de leurs défauts qu’elles voient à travers les vidéoconférences», affirme le Dr Benoit LeBlanc, de la succursale lavalloise du Médispa Victoria Park.

«En télétravail, on est moins attentionné dans le maquillage et ça ne pardonne pas... Toutes les patientes m’en parlent en consultation», poursuit-il.

Dès que la Santé publique a donné le feu vert à la réouverture des cliniques de soins esthétiques, le Médispa Victoria Park a reçu des milliers de demandes de rendez-vous pour toutes sortes de traitement, et le téléphone ne dérougit pas depuis, affirme le médecin.

Le chirurgien plastique Benoit LeBlanc, propriétaire du Médispa Victoria Park à Laval
Photo 24 Heures/Agence QMI, Anne-Lovely Étienne

Botox et augmentations mammaires

Les demandes pour des injections sont particulièrement nombreuses.

«Le botox est le numéro 1 sur la liste et c’est très fréquemment utilisé. Lorsque le botox arrête de fonctionner, c’est ce qu’on voit le plus vite. Les patientes veulent avoir leur botox», indique le médecin.

Si on peut être tenté de croire que la pandémie découragerait les clientes d'opter pour des interventions plus sérieuses et de passer sous le bistouri, le Dr LeBlanc, surspécialisé en chirurgie craniofaciale, dit au contraire avoir été plus occupé que jamais en salle d'opération au moment du déconfinement.

«Lorsqu’on a rouvert, j’étais jusqu’à quatre fois par semaine en salle d’opération. Après trois mois, nous sommes revenus à la normale, de deux à trois fois par semaine. La chirurgie la plus populaire, COVID ou pas, c’est l’addition mammaire», affirme-t-il.

  • Écoutez le commentaire de Geneviève Pettersen à QUB Radio:

Le chirurgien fait remarquer que le fait de ne plus dépenser autant pour les loisirs en temps de COVID-19 permet à sa clientèle d'avoir un plus grand budget pour les interventions esthétiques.

«Les gens sont limités dans les activités qu’ils peuvent faire: pas de voyage, pas de dépenses dans les vêtements. Alors, ils se disent: "je n’ai pas pu me payer [une intervention esthétique avant], je vais alors me gâter et je vais investir sur ma personne"», raconte-t-il.

Anesthésie et COVID

La COVID-19 a quand même modifié des protocoles à la clinique. Par exemple, le Dr LeBlanc et son équipe d’anesthésistes ont décidé de ne plus administrer d’anesthésie générale aux patients lors d’importantes opérations, pour éviter des complications au cas où ces derniers seraient atteints sans le savoir.

«Sous anesthésie générale, c’est une machine qui respire pour toi. Des cas aux États-Unis et en Europe ont démontré que l’anesthésie sur des patientes qui ont le virus a causé des pneumonies sévères, et celles-ci pouvaient causer la mort», explique-t-il.

Les interventions se font donc en ayant recours à une technique de sédation profonde.

«Le patient respire par lui-même. On élimine donc tous les risques de complications pulmonaires dus à la COVID», indique-t-il.