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Un premier pow-wow à l’ère COVID-19 au Québec

Un premier pow-wow à l’ère COVID-19 au Québec
Photo Agence QMI, Émélie Rivard-Boudreau

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Avec des règles sanitaires strictes et des invitations limitées, la communauté anishnabe du Lac-Simon, en Abitibi, a organisé le premier pow-wow de l’année au Québec. L’événement festif et spirituel, qui s'est déroulé toute la fin de semaine, a reçu près de 350 personnes. 

Avec le beau temps, les couleurs des regalia (les habits traditionnels), le son des tambours et celui des robes à clochettes, l’ambiance était à la fête. «C’est une façon pour nous de prier. C’est une façon pour nous de se ressourcer. La communauté en a besoin», a déclaré la chef de la communauté, Adrienne Jérôme, dans son discours d’ouverture samedi.

Mais avec la pandémie de COVID-19 qui fait toujours des siennes, le comité organisateur a dû mettre en place un protocole sévère pour protéger la communauté. «Le lavage des mains est exigé à l’entrée du site. Il faut respecter la distanciation physique et porter le masque dans ses déplacements sur le site», énumère Pamela Papatie, une des organisatrices et la vice-chef de Lac-Simon.

Les participants devaient se laver les mains à leur arrivée.
Photo Agence QMI, Émélie Rivard-Boudreau
Les participants devaient se laver les mains à leur arrivée.

Les danseurs, les batteurs et les spectateurs sont venus de Val-d’Or et des communautés anishnabe (algonquines) de l’Abitibi comme celles de Lac-Rapide, Kitcisakik et Pikogan. Des Algonquins et des Atikamekws de l’extérieur de la région ont aussi participé à l’événement. Ils respectaient cependant tous la même condition: présenter leur lettre d’invitation pour entrer dans la communauté et ne pas venir d’une «zone chaude» de la pandémie.

Mariah Smith Chabot, de Kitigan Zibi, s’est isolée pendant trois semaines pour s’assurer de ne pas contaminer la communauté. Normalement, elle court sans arrêt des pow-wow du Québec, de l’Ontario et des États-Unis de mars à septembre, mais cette année, elle ne participera qu’aux quelques rassemblements organisés. Au pow-wow de Lac-Simon, elle a dansé en portant un masque assorti à sa robe. «Ce n’est pas facile, car je suis asthmatique, mais Lac-Simon fait un bon travail pour protéger [la] communauté et [les] visiteurs», a-t-elle dit lorsque rencontrée pendant l’événement.

Mariah Smith Chabot, de la réserve de Kitigan Zibi, en Outaouais, est venue danser avec son masque lors du pow-wow de la communauté de Lac-Simon, en Abitibi, samedi.
Photo Agence QMI, Émélie Rivard-Boudreau
Mariah Smith Chabot, de la réserve de Kitigan Zibi, en Outaouais, est venue danser avec son masque lors du pow-wow de la communauté de Lac-Simon, en Abitibi, samedi.

Les aînés de Lac-Simon sont aussi fiers de voir que la peur n’a pas eu raison d’une tradition culturelle importante. «On a assez vécu de peur. Malgré la COVID-19, je ne m’inquiète pas. Le comité s’est bien organisé pour le bien-être de la communauté», a témoigné Jeannette Brazeau.

Maintenant que les célébrations sont terminées, le comité organisateur souhaite partager son guide sanitaire à d'autres événements et communautés. «Ça donne un exemple qu’un pow-wow, ça peut se faire quand même, malgré la distanciation et le port du masque», a soutenu Pamela Papatie, la vice-chef de Lac-Simon.

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