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Deux Coupes du monde menacées

Elles étaient prévues à Montréal et à Laval en novembre

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Photo d’archives Agence QMI, Joël Lemay Charles Hamelin, ici lors des Championnats des quatre continents à l’aréna Maurice-Richard en janvier, et l’élite canadienne de courte piste sont en voie de rater la chance de se produire à Montréal et à Laval, en novembre prochain, avec l’annulation anticipée des Coupes du monde de patinage de vitesse.

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La pandémie de la COVID-19 s’est trouvé deux nouvelles victimes dans les événements internationaux au Québec : les organisateurs des Coupes du monde de patinage de vitesse en courte piste prévues à Montréal et à Laval, au mois de novembre, s’attendent à devoir abdiquer dans les prochains jours.

La fédération internationale des sports de patinage – International Skating Union – a laissé entendre aux responsables québécois qu’elle se donnait jusqu’au 31 août pour statuer sur la tenue de ces épreuves à l’aréna Maurice-Richard, du 6 au 8 novembre, et à la Place Bell, la semaine suivante.

« Sans vouloir être pessimiste, ça se dirige vers une annulation », constate Stéphane Bronsard, coordonnateur de ce coup double à titre de directeur des compétitions et des événements à la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ).

Des « défis COVID »

La quarantaine de 14 jours imposée aux voyageurs entrant au Canada cause le principal obstacle dans la tenue de ces deux événements.

« Je vois mal des patineurs partir de leur pays pour arriver ici et devoir s’enfermer dans un hôtel durant deux semaines sans s’entraîner. Ça représente des dépenses importantes », explique le représentant de la FPVQ.

Cette réalité s’ajoute à une série de règles logistiques définies par les autorités de Santé publique du Québec. S’il était déjà prévu que l’action se déroule à huis clos en raison du maximum de 250 personnes dans les espaces intérieurs, divers soucis compliquaient la planification : absence de revenus aux guichets, fréquence de désinfection des lieux, cubicules aménagés dans les gradins en raison du nombre limité de patineurs dans les vestiaires, circulation à sens unique dans les corridors, etc.

« Il y aurait eu des “défis COVID”. Il aurait fallu casser des habitudes de travail qu’on a depuis plusieurs années », indique Bronsard.

Visibilité échappée

Ces deux compétitions auraient formé la troisième combinaison du genre en territoire québécois depuis les débuts de la Coupe du monde dans sa forme actuelle, en 1999. La dernière remontait à l’automne 2010 avec des arrêts à Montréal et à Québec, quatre ans après le duo Saguenay-Montréal, en décembre 2006.

« Ça aurait donné une belle visibilité pour notre sport durant deux semaines, ce qu’on n’a pas sur une si longue période en temps normal. En plus, c’est prévu durant une pause du Canadien et de la Ligue nationale de hockey, qui doit reprendre seulement au mois de décembre. Le timing était bon pour nous », affirme Bronsard.

Trois autres villes apparaissent au calendrier de la Coupe du monde pour la prochaine saison, soit Séoul (11 au 13 décembre), Beijing (18 au 20) et Dresden (dates inconnues en février). Les Championnats du monde, qui avaient été annulés à Séoul en mars dernier, auront lieu à Rotterdam, du 12 au 14 mars.