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Enfin une assurance vie qui est destinée aux femmes enceintes québécoises

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Deux jeunes entrepreneurs bouleversent la très conservatrice industrie de l’assurance vie avec une couverture abordable, vendue en ligne, à une clientèle souvent négligée : les femmes enceintes.

Emma, une jeune fintech lancée en août 2018 par deux planificateurs financiers de moins de 30 ans, offre un service de vente d’assurance vie en ligne. Le consommateur remplit un questionnaire avec son ordinateur ou sur son téléphone et termine la transaction en parlant avec un agent. 

Il obtient une couverture d’assurance vie sans subir de test médical ou d’urine, en 30 minutes ou moins, signatures électroniques comprises. Emma, qui est aussi un cabinet d’assurance vie, fait affaire avec plusieurs assureurs.

« Plusieurs de nos clientes obtiennent une couverture, mais à fort prix, ou se font différer après l’accouchement, ou carrément refuser, explique Félix Deschatelets, président d’Emma. Les assureurs rechignent dès qu’ils constatent une prise de poids de 10 livres ou certains troubles de santé typiques d’une grossesse, comme du diabète. » 

Dès la grossesse

Or, une grossesse précipite souvent la décision de s’assurer pour la vie : les clientes réalisent la responsabilité financière d’un enfant. 

Un refus n’est guère rassurant. 

« On n’a pas besoin d’ajouter du stress alors qu’on cherche une protection financière », reprend-il.

Vérification faite auprès d’assureurs qui dominent le marché québécois : ils diffèrent effectivement des demandes (et parfois en refusent). 

« Pour mettre au point notre produit, on a mis certains actuaires au défi ; ils ont réalisé que certaines pratiques de l’industrie étaient désuètes », ajoute-t-il.

Couverture et tarification

Emma, dont l’actionnaire minoritaire est l’assureur Humania (qui agit ici comme souscripteur), propose donc une assurance vie temporaire de 65 ans, transformable en assurance vie entière. La couverture varie de 100 000 dollars à un million de dollars.

M. Deschatelets mentionne que la prime moyenne mensuelle joue entre 15 $ et 30 $. La prime varie entre 8 $ et 70 $ pour une couverture de 100 000 $. « Ce dernier prix est celui que paie une de nos clientes de 37 ans, avec une santé moyenne, pour une couverture d’un million, dit-il. Je rappelle que le besoin moyen d’assurance vie au Québec joue dans les 400 000 $. »

Il considère que sa tarification est très abordable, puisque la couverture de 65 ans qu’il propose est moins chère qu’une assurance temporaire standard de 10 ans. Évidemment, la tarification varie en fonction de l’âge, de l’état de santé et des habitudes de vie (fumeur ou non).

Emma offre également un avenant (ajout au contrat) de 11,25 $ pour les enfants déjà nés, peu importe leur nombre, sans aucun examen médical. La fintech compte lancer sous peu un produit d’assurance vie permanente qui sera jumelé à son assurance temporaire 65 ans.

Conseils

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