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Des chercheurs veulent des injections par le nez

Résultats encourageants pour un vaccin américain

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En privilégiant une administration par le nez, les concepteurs américains d’un vaccin expérimental contre la COVID-19 pensent avoir trouvé la meilleure stratégie pour induire une forte réponse immunitaire là où la maladie fait beaucoup de dommages : les poumons.

La compagnie pharmaceutique Altimmune basée dans le Maryland a annoncé en début de semaine des résultats prometteurs — bien que préliminaires — concernant son candidat vaccin, appelé AdCOVID.

L’entreprise, qui fait équipe avec l’Université de l’Alabama, fera des tests sur les humains d’ici la fin de l’année. Elle ne sera donc vraisemblablement pas la première au fil d’arrivée de la course mondiale au vaccin.

Réponse « puissante »

Par contre, elle se distingue par son approche qui consiste en une application par vaporisateur intranasal, alors que la plupart des vaccins candidats plus avancés autour du globe ont privilégié une administration plus traditionnelle, soit une injection intramusculaire.

Dans un essai clinique sur des souris, une seule dose du vaccin AdCOVID a provoqué une « puissante » réponse des cellules immunitaires dans la couche de mucus des poumons, y compris la production de lymphocytes T CD8+, qui ont le surnom de « tueurs » parce qu’ils ont pour mandat de reconnaître et d’éliminer les cellules infectées.

Protection supplémentaire

D’après les scientifiques américains, cette réponse immunitaire dans les poumons n’est pas étrangère à une trajectoire par les voies respiratoires, et elle aurait « le potentiel de fournir une protection supplémentaire contre la COVID-19 ».

« L’induction d’une réponse des cellules T dans les muqueuses des poumons n’a pas été démontrée, à ce jour, avec les candidats vaccins COVID-19 administrés par voie intramusculaire qui sont actuellement aux stades avancés du développement clinique », ajoute la compagnie.

Reste à voir comment le vaccin se comportera chez les humains, seule manière de prouver les capacités immunogènes d’un vaccin. Il y a jusqu’à présent 173 vaccins anti-COVID-19 à l’étude dans le monde, dont 31 ont entamé les essais sur les humains ou s’apprêtent à le faire.

De ce nombre, 6 ont obtenu l’autorisation de mener la phase finale des essais.

— Avec l’Agence QMI

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