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Couple porté disparu à Shawinigan : caché au chalet de ses parents

Le couple porté disparu depuis lundi était bien au courant que la police et ses proches le cherchaient

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Le couple de Shawinigan recherché par la police depuis le début de la semaine après une plainte de violence conjugale a finalement été retrouvé, mercredi, alors qu’il s’était réfugié sur une île, au chalet des parents de l’homme.

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Depuis que Véronique Vennes était portée disparue lundi matin, ses proches étaient morts d’inquiétude. Nul ne savait si, et dans quel état, ils reverraient la femme de 25 ans en raison des nombreux antécédents violents de son conjoint.

Hugo Tousignant et Véronique Vennes ont été localisés par les autorités alors qu’ils quittaient le chalet de la famille du jeune homme à Shawinigan.
Photo tirée de la page Facebook de Véronique Vennes
Hugo Tousignant et Véronique Vennes ont été localisés par les autorités alors qu’ils quittaient le chalet de la famille du jeune homme à Shawinigan.

« J’ai éclaté en larmes, lance sa mère, Caroline Mongrain. J’étais tellement soulagée. Je me suis écrasée. »

Tôt mercredi matin, les parents d’Hugo Tousignant, 33 ans, sont allés vérifier à leur chalet de l’île Marchesseault, sur la rivière Saint-Maurice, qui n’est accessible que par bateau. La police y était allée quelques heures plus tôt, en vain. 

Pris en chaloupe

« Quand ils sont arrivés au quai, ils ont vu l’auto dans laquelle Véronique et Hugo s’étaient enfuis, stationnée en bordure de la rivière, explique Jean-François Vennes, le père de la jeune femme. La chaloupe familiale n’était plus là. Tout indiquait qu’ils étaient au chalet. »

Rapidement, la Sûreté du Québec a été avisée. Ceux-ci n’ont toutefois pas eu à se rendre jusqu’au chalet sur l’île, puisque par le plus grand des hasards, Hugo Tousignant et Véronique Vennes sont arrivés près du quai en chaloupe. 

Le couple n’aurait pas résisté à son arrestation. Les amoureux étaient d’ailleurs tout à fait au courant que des recherches provinciales étaient en cours afin de les trouver et savaient que leur disparition était hautement médiatisée. De plus, selon nos informations, Véronique Vennes n’a jamais été contrainte de suivre Hugo Tousignant, elle qui avait pourtant porté plainte pour violence conjugale quelques jours plus tôt. 

Suivis par leurs cartes de crédit

Les conjoints semblent avoir fait énormément de route lors de leur cavale. Ils se sont notamment rendus sur les rives nord et sud de Montréal, en plus d’aller à Saint-Élie-de-Caxton. Si les enquêteurs ont pu recueillir toute cette information, c’est grâce au fait qu’ils ont utilisé leur carte de crédit pour payer, notamment, des restaurants et un motel.

« Ce n’est pas tellement brillant, lance M. Vennes. Quand tu ne veux pas te faire pogner, tu n’utilises pas ta carte de crédit. »

Hugo Tousignant devra comparaître devant un juge aujourd’hui : des accusations de voies de fait armées, de méfait et de non-respect de ses conditions seront vraisemblablement déposées contre lui. Elles font suite à un épisode de violence conjugale survenu samedi, vers 22 h 30, à la résidence qu’ils partagent depuis avril à Shawinigan. Tousignant aurait menacé sa conjointe et pointé un pistolet à plomb sur elle. Un coup aurait même été tiré en direction du Ford Escape utilisé lors de leur cavale.

La jeune femme de 25 ans a alors porté plainte contre Tousignant, qui s’était enfui à l’arrivée des policiers. Lundi matin, elle serait partie le rejoindre.

Selon sa mère, ce n’était pas la première fois que l’homme était violent physiquement et psychologiquement avec elle.