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La garantie Roberge

Education Jean Francois Roberge
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre Roberge promet une garantie sur la qualité de l’enseignement. Reste à voir s’il pourra en offrir également une sur le fonctionnement du réseau scolaire.

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L’avalanche approche. Des centaines de photos seront partagées sur les réseaux sociaux pour marquer la rentrée scolaire.

Je reçois depuis quelques jours une série de courriels provenant de l’école m’indiquant les nouvelles règles de fonctionnement pour la rentrée scolaire.

Des courriels impersonnels qui ne me confirment pas pleinement le niveau de préparation et la capacité à pouvoir répondre à nos questions.

On s’accroche à tout

On ne peut faire abstraction du doute qui subsiste dans nos têtes à l’approche de la rentrée. On s’accroche à tout renseignement qui peut réduire l’anxiété parentale.

Je n’ai jamais lu avec autant d’attention des directives pour la rentrée. On consulte notre entourage pour confirmer que les directives générales sont les mêmes. C’est une des manières de nous rassurer, mais consulter d’autres parents a plutôt eu l’effet inverse pour moi.

Si la préparation est inégale maintenant, est-ce que la réaction le sera également quand il y aura des enjeux à régler ?

Il faut faire confiance au processus. Nous n’avons pas vraiment le choix.

Friture sur la ligne

Cette confiance est mise à rude épreuve et des événements ne contribuent pas à la renforcer.

Les témoignages sont nombreux quant à l’incohérence de certaines situations et des experts compétents contredisent certaines mesures concoctées par des experts tout aussi compétents.

À cela s’ajoutent les enjeux de recrutement de professionnels. On nous dit que ce n’est pas 1000 postes à pourvoir, mais un peu plus de 250. Est-ce vraiment plus rassurant ?

Malgré une capacité réduite, il n’y a pas plus d’autobus disponibles qu’à la rentrée précédente. Est-ce que le problème aurait pu être réglé avant ? 

Ce n’est pas une science exacte, mais le besoin de certitude est si grand chez les parents que tout commentaire remettant en question les mesures adoptées par l’école est scruté à la loupe.

S’adapter en temps réel, le vrai défi du gouvernement

Nous ne sommes plus à l’époque du confinement collectif où l’exposition de la population aux mesures gouvernementales quotidiennes était plus faible, mais bien au moment où les parents verront le résultat de la préparation gouvernementale en direct.

Les protocoles de communication entre l’école, le centre de services scolaire, la Santé publique, le ministère de l’Éducation et le ministre devront être efficaces.

Qui est imputable s’il y a des problèmes ? Le ministre qui nous promet des orientations qui ne sont pas toujours celles que l’on retrouve sur le terrain ? La Santé publique qui tente de répondre à tout le monde en même temps ? L’école qui tente d’appliquer ce qu’on lui dicte ?

La garantie « qualité-équité » autoproclamée par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, devra s’appliquer au fonctionnement et pas juste à l’enseignement.

La crédibilité du ministre repose sur sa capacité à communiquer des renseignements qui reflètent la réalité vécue par les parents et à s’ajuster rapidement. C’est le seul moyen de préserver son autorité morale et d’exercer un rôle de leadership crédible.

  • Écoutez la chronique d'Harold Fortin au micro de Pierre Nantel à QUB radio: