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La police ne démantèlera pas de force le «Camping Notre-Dame», assure la mairesse Plante

La police ne démantèlera pas de force le «Camping Notre-Dame», assure la mairesse Plante
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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La Ville de Montréal n’a pas l’intention d’utiliser des moyens coercitifs pour démanteler le campement improvisé à Hochelaga, où se sont installées des personnes itinérantes depuis plusieurs semaines, a assuré la mairesse Valérie Plante.

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«La façon dont la Ville de Montréal travaille avec ses partenaires, ce n’est pas par la coercition. On ne veut pas les déstabiliser davantage. Si on s’attend à voir une descente de police, pis des pépines : il n’y aura pas ça lundi prochain, c’est pas du tout ça le plan», a assuré Mme Plante, sans détailler ce plan en question.

Rappelons que la Ville obligera les personnes itinérantes ayant installé des tentes cet été sur un terrain jouxtant la rue Notre-Dame dans le quartier Hochelaga à quitter les lieux d'ici le 31 août.

La police ne démantèlera pas de force le «Camping Notre-Dame», assure la mairesse Plante
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Jeudi matin, la mairesse Plante, flanquée du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant et de la ministre responsable de la Métropole Chantal Rouleau, a annoncé la mise sur pied de trois nouveaux sites d’hébergement d’urgence.

Parmi ceux-ci : l'ancien YMCA Hochelaga dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, qui pourra accueillir jusqu’à 65 personnes itinérantes dès le 31 août.

«Avec la saison froide qui commence, on veut loger des gens pour des raisons sécuritaires et des raisons sanitaires également», a poursuivi la mairesse Plante, ajoutant que des organismes communautaires ont déjà commencé un travail d’accompagnement.

Pour la mairesse, le campement illustre «l’importance sur le long terme de trouver des solutions qui vont être pérennes pour que les gens puissent avoir un toit au-dessus de leur tête». Mentionnons que les trois nouveaux sites seront ouverts jusqu’au 31 mars prochain.

Benoit Langevin, élu du parti d’opposition Ensemble Montréal, blâme l’administration Plante pour cette situation : «il y ont engendré ce problème en fermant les ressources d’hébergement temporaires durant la pandémie».

Hébergement d'urgence

Actuellement, 850 lits pour l’hébergement d’urgence sont disponibles à Montréal. De plus, 200 personnes vont obtenir de l’aide pour vivre en logement. Pour la saison hivernale, les besoins sont estimés à quelque 1200 lits, selon les autorités de santé locales.

Avant la pandémie, environ 900 lits d’urgence étaient disponibles. Plus de 300 lits ont été retirés dans les refuges pour respecter la distanciation et environ 700 lits temporaires ont été créés durant la crise sanitaire.

Les sites temporaires sont en train de fermer, alors que certains endroits, comme les arénas, retrouvent leur vocation.

Parallèlement, quelque 200 places sont offertes depuis le mois de juillet à l'ancien hôpital Royal Victoria. Moins d'une centaine sont occupées. Une zone rouge pour personnes attendant les résultats d’un test ou positives sera ouverte dans les prochains jours.

Depuis le 19 août, près d'une cinquantaine de lits sont aussi disponibles au Complexe Guy-Favreau pour la population inuite et autochtone en situation d'itinérance.

Les nouvelles mesures sont insuffisantes, d’après Annie Savage, directrice par intérim du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, qui déplore la fermeture des lits ouverts durant la crise. Les critères d’admission pour l’ancien hôpital Royal Victoria sont trop restrictifs, dit-elle.