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Le Grand Nord se réchauffe plus rapidement

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Avez-vous l'impression que les étés sont de plus en plus chauds dans les territoires nordiques?

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Vous ne rêvez pas. Dans l'Est-du-Québec comme ailleurs dans le nord du pays, les températures ont nettement dépassé les normales de saison. C'est un fait, la hausse des températures et la fonte des glaciers s'accentuent à un rythme soutenu dans les territoires nordiques.

Cet été, Environnement Canada a enregistré dans certains secteurs des territoires de l'est et du nord du Québec près de 3 degrés Celsius de plus que les normales saisonnières.

Le météorologue d’Environnement Canada Alexandre Parent a expliqué que les régions du nord et de l’est du Québec vivent un réchauffement plus intense que les secteurs situés plus au sud en raison des glaces et de la neige qui rétrécissent. Ainsi, l’effet refroidissant de la réflexion des rayons solaires s’effectue sur une période plus courte.

Par ailleurs, les vents en altitude permettent une forte poussée d’air du sud-ouest en provenance du centre et du nord-est des États-Unis, qui amènent chaleur et humidité la plupart du temps sans précipitations.

Bouleversements écologiques

Le réchauffement climatique intéresse grandement Dominique Berteaux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biodiversité nordique et professeur à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

M. Berteaux étudie depuis de nombreuses années les impacts de ces bouleversements sur la faune et la flore. Le chercheur a observé le déplacement de plusieurs espèces en raison des transformations des écosystèmes marins et terrestres.

Par exemple, le homard originaire de la Nouvelle-Angleterre se retrouve maintenant dans le golfe Saint-Laurent.

Dominique Berteaux ajoute que pour la même période, en Sibérie, la hausse moyenne des températures est de 10 degrés Celsius. Il s’agit effectivement d’un phénomène mondial.

D’ici la fin du 21e siècle, nous devrons nous adapter à un climat encore plus chaud, dépassant même les températures extrêmes que l’on subit aujourd’hui.

Sans apporter de changements à nos habitudes, le réchauffement climatique continuera à s’accélérer.