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Procès à Trois-Rivières: un père nie catégoriquement avoir agressé sexuellement ses enfants

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TROIS-RIVIÈRES – Un père de famille accusé d'avoir agressé sexuellement ses propres enfants a nié catégoriquement les accusations portées contre lui jeudi, au palais de Justice de Trois-Rivières.

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Durant l'entièreté de l'interrogatoire et du contre-interrogatoire, cet homme de 51 ans est resté calme. Dans ce dossier, 13 chefs d'accusation ont été portés, dont contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels et voies de faits causant des lésions.

Au quatrième jour de son procès, l'accusé a nié toute pénétration sur ses deux jeunes enfants. Même chose dans le fait d'avoir demandé des fellations et d'avoir incité sa fille de regarder de la pornographie avec lui.

Rappelons que lundi et mardi, le jeune garçon et la jeune fille de l'homme ont affirmé en cour avoir été forcés à faire des fellations à leur père à de nombreuses reprises entre 2013 et 2018.

Cinq signalements à la DPJ

Une intervenante de l'école des deux enfants a aussi expliqué mercredi au juge que chaque fois, les parents signaient une entente de mesures volontaires, mais ne la respectaient pas.

Les intervenants du CLSC fermaient ensuite le dossier, devant le manque de collaboration des parents, avisaient l'école, mais pas la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Le juge Rosaire Larouche s'est même questionné sur ces procédures.

Paul Langevin, psychologue et ancien intervenant pour la DPJ, a souligné que «pour les abus physiques, pour les abus sexuels et pour la grosse négligence, il n'y a pas de mesures volontaires qui devraient être appliquées. Ça devrait toujours être le système devant un juge pour que lui puisse trancher. En ce moment, la loi n'est pas faite pour ça! L'intervenant à la prérogative de décider avec son chef d'équipe sur quelles mesures on doit aller, mais moi je trouve inacceptable».

Andréanne Morin, chef de service pour la DPJ Mauricie-Centre-du-Québec, a ajouté que «tout ça demeure confidentiel, donc les gens de la communauté ne savent pas que nous sommes présents. Alors, quand eux ont des préoccupations pour ces enfants-là, ils vont faire un nouveau signalement. C'est le processus normal».

«Comme l'information n'est pas ouverte, il peut y avoir effectivement plusieurs signalements pour un même enfant, mais cela ne veut pas dire qu'automatiquement, c'est toujours retenu ou non-retenu, mais les signalements sont tous traités», a-t-elle précisé.

Les plaidoiries vont débuter vendredi matin au palais de justice de Trois-Rivières.